Lotus Esprit (1976-2004)
Au début des années 1970, Lotus est à la recherche d’une sportive capable d’offrir de très bonnes performances tout en offrant plus de polyvalence que ses modèles actuels. C’est Giugiaro qui relèvera le défi et ainsi naîtra l’Esprit.
HISTOIRE
L’Esprit de Giugiaro
Au Salon de l’automobile de Turin 1971, sur le stand Giugiaro trône un concept baptisé Silver Car. Cette étude n’est pas gratuite puisqu’elle aboutit 4 ans plus tard à la présentation de l’Esprit, au Salon de l’automobile de Paris 1975. Dotée d’un quatre cylindres 2.0 l. de 160 ch., sa commercialisation n’interviendra qu’en 1976. Cependant, le lancement est compliqué car la mise au point n’est pas totalement terminée et, malgré une apparition remarquée dans un film James Bond (L’espion qui m’aimait), les ventes ne décollent pas. De plus, les lignes acérées et très pures de l’Esprit ne plaisent pas forcément à tout le monde. Ainsi, dès 1978, Lotus fait évoluer son modèle qui est enfin au point. Elle reçoit de nouvelles jantes Speedline dont le profil des pneumatiques est plus bas, de nouvelles jupes avant et un spoiler avant redessiné afin d’améliorer l’aérodynamisme. À l’intérieur, le volant est nouveau et les commandes sont modifiées. Cette nouvelle version est baptisée S2. Toujours en 1978, la commercialisation de l’Esprit JPS (147 exemplaires) fête le nouveau titre de Champion du monde constructeur de Formule 1. Elle se distingue principalement par sa couleur noire, ses décorations et ses jantes dorées.
Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1980, où une nouvelle série limitée est présentée. Reprenant les couleurs des F1 Lotus, l’Esprit Essex (c’est son nom) reçoit un moteur 2.2 l. Turbo. En cours d’année, l’Esprit S2 évolue en adoptant le moteur 2.2 l. vu sur l’Esprit Essex, mais sans le turbocompresseur. En 1981, l’Esprit Turbo intègre définitivement la gamme, alors que l’Esprit S3 est présentée. Elle se distingue par ses pare-chocs plus enveloppants et ses feux arrière repris de la Rover SD1. Alors que l’Esprit apparaît à nouveau dans un épisode de James Bond (Rien que pour vos yeux), une série limitée James Bond 007 est commercialisée. En 1984, le train avant est modifié afin d’améliorer la tenue de cap. Pour le millésime 1986, l’Esprit Turbo HC est disponible. Cette version reçoit un turbo plus moderne, alors que la version américaine prend le nom d’Esprit Turbo HCI car elle adopte l’injection. On distingue notamment cette version à son couvre-culasse peint en rouge.
L’Esprit de Stevens
En 1987, importantes modifications pour l’Esprit S4, redessinée par Peter Stevens. Esthétiquement, elle reçoit de nouveaux feux, des boucliers arrondis et de nouvelles jantes. Elle est disponible en version atmosphérique (172 ch.) et en version Turbo (215 ch.). En 1988, deux séries limitées sont présentées. La première, appelée Limited Edition, fut produite à 88 exemplaires destinés aux États-Unis, et se distingue principalement par son aileron arrière. La seconde est la 40è Anniversaire, qui célèbre les 40 ans de la marque et est basée sur l’Esprit Turbo. En 1989, présentation de l’Esprit Turbo SE, alors que toute la gamme reçoit des rétroviseurs provenant de la Citroën CX. L’équipement de série est enrichi avec le réglage électrique et dégivrage des rétroviseurs, la fermeture centralisée et l’ouverture électrique de la trappe à essence. Pour le millésime 1990, l’Esprit atmosphérique n’est plus importée en France, alors qu’une série limitée Colin Chapman est présentée. Réservée à la France, cette série produite à seulement 10 exemplaires se distingue par sa couleur verte, ses jantes noires et son kit carrosserie spécifique. Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1992, où sera présentée la très exclusive Esprit Sport 300, dont le quatre cylindres dépasse les 300 ch. En 1993, apparition de l’Esprit S4. L’habitacle se veut plus spacieux en gagnant 7 cm. en hauteur et 4 cm. en largeur, alors qu’à l’extérieur l’aileron, les ailes arrière et le spoiler avant sont nouveaux. On note également l’apparition d’un ABS de série et d’une planche de bord à la finition améliorée. En 1994 lancement de l’Esprit S4 S, qui est en fait une Esprit Sport 300 avec les modifications de la S4.
Révolution en 1996 avec l’arrivée de l’Esprit V8. Ce nouveau moteur biturbo développe 354 ch. et permet des performances de supercar puisqu’elle peut atteindre 280 km/h. Avec cette nouvelle version, le moteur quatre cylindres est maintenu sous forme d’entrée de gamme, avec l’Esprit GT3. En 1998, la V8 SE apparaît et se distingue par son équipement enrichi. Cette même année, l’Esprit GT3 disparaît, laissant seule la version V8 au catalogue. Enfin, l’Esprit Sport 350 (version extrême de l’Esprit V8) est disponible. Pour soutenir la gamme Esprit V8, la version GT débarque en 1999. Cette version plus radicale met l’accent sur le sport, et remplace ainsi indirectement la GT3. Pour l’an 2000, la 10.000è Esprit sort des chaînes de production de Lotus. En 2001, elle est pour une énième fois restylée. Au programme, nouvel aileron arrière, feux ronds repris de l’Elise, jantes OZ, habitacle modernisé et freinage renforcé. Il n’y aura pas d’autres évolutions jusqu’en 2004, où la carrière de l’Esprit est finalement arrêtée. Pour l’occasion, une dernière série limitée sera produite pour les États-Unis, la Final Run Edition. C’est ainsi que s’achève la carrière de l’Esprit, débutée presque 30 ans auparavant.
En 29 ans de carrière, 10.682 exemplaires furent produits. Durant toutes ces années, elle fut le fer de lance du petit constructeur anglais, grâce notamment à ses nombreuses apparitions au cinéma et à la télévision. De plus, ses nombreuses versions lui ont permis de répondre à toutes les demandes des clients.
Au Salon de l’automobile de Turin 1971, sur le stand Giugiaro trône un concept baptisé Silver Car. Cette étude n’est pas gratuite puisqu’elle aboutit 4 ans plus tard à la présentation de l’Esprit, au Salon de l’automobile de Paris 1975. Dotée d’un quatre cylindres 2.0 l. de 160 ch., sa commercialisation n’interviendra qu’en 1976. Cependant, le lancement est compliqué car la mise au point n’est pas totalement terminée et, malgré une apparition remarquée dans un film James Bond (L’espion qui m’aimait), les ventes ne décollent pas. De plus, les lignes acérées et très pures de l’Esprit ne plaisent pas forcément à tout le monde. Ainsi, dès 1978, Lotus fait évoluer son modèle qui est enfin au point. Elle reçoit de nouvelles jantes Speedline dont le profil des pneumatiques est plus bas, de nouvelles jupes avant et un spoiler avant redessiné afin d’améliorer l’aérodynamisme. À l’intérieur, le volant est nouveau et les commandes sont modifiées. Cette nouvelle version est baptisée S2. Toujours en 1978, la commercialisation de l’Esprit JPS (147 exemplaires) fête le nouveau titre de Champion du monde constructeur de Formule 1. Elle se distingue principalement par sa couleur noire, ses décorations et ses jantes dorées.
Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1980, où une nouvelle série limitée est présentée. Reprenant les couleurs des F1 Lotus, l’Esprit Essex (c’est son nom) reçoit un moteur 2.2 l. Turbo. En cours d’année, l’Esprit S2 évolue en adoptant le moteur 2.2 l. vu sur l’Esprit Essex, mais sans le turbocompresseur. En 1981, l’Esprit Turbo intègre définitivement la gamme, alors que l’Esprit S3 est présentée. Elle se distingue par ses pare-chocs plus enveloppants et ses feux arrière repris de la Rover SD1. Alors que l’Esprit apparaît à nouveau dans un épisode de James Bond (Rien que pour vos yeux), une série limitée James Bond 007 est commercialisée. En 1984, le train avant est modifié afin d’améliorer la tenue de cap. Pour le millésime 1986, l’Esprit Turbo HC est disponible. Cette version reçoit un turbo plus moderne, alors que la version américaine prend le nom d’Esprit Turbo HCI car elle adopte l’injection. On distingue notamment cette version à son couvre-culasse peint en rouge.
L’Esprit de Stevens
En 1987, importantes modifications pour l’Esprit S4, redessinée par Peter Stevens. Esthétiquement, elle reçoit de nouveaux feux, des boucliers arrondis et de nouvelles jantes. Elle est disponible en version atmosphérique (172 ch.) et en version Turbo (215 ch.). En 1988, deux séries limitées sont présentées. La première, appelée Limited Edition, fut produite à 88 exemplaires destinés aux États-Unis, et se distingue principalement par son aileron arrière. La seconde est la 40è Anniversaire, qui célèbre les 40 ans de la marque et est basée sur l’Esprit Turbo. En 1989, présentation de l’Esprit Turbo SE, alors que toute la gamme reçoit des rétroviseurs provenant de la Citroën CX. L’équipement de série est enrichi avec le réglage électrique et dégivrage des rétroviseurs, la fermeture centralisée et l’ouverture électrique de la trappe à essence. Pour le millésime 1990, l’Esprit atmosphérique n’est plus importée en France, alors qu’une série limitée Colin Chapman est présentée. Réservée à la France, cette série produite à seulement 10 exemplaires se distingue par sa couleur verte, ses jantes noires et son kit carrosserie spécifique. Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1992, où sera présentée la très exclusive Esprit Sport 300, dont le quatre cylindres dépasse les 300 ch. En 1993, apparition de l’Esprit S4. L’habitacle se veut plus spacieux en gagnant 7 cm. en hauteur et 4 cm. en largeur, alors qu’à l’extérieur l’aileron, les ailes arrière et le spoiler avant sont nouveaux. On note également l’apparition d’un ABS de série et d’une planche de bord à la finition améliorée. En 1994 lancement de l’Esprit S4 S, qui est en fait une Esprit Sport 300 avec les modifications de la S4.
Révolution en 1996 avec l’arrivée de l’Esprit V8. Ce nouveau moteur biturbo développe 354 ch. et permet des performances de supercar puisqu’elle peut atteindre 280 km/h. Avec cette nouvelle version, le moteur quatre cylindres est maintenu sous forme d’entrée de gamme, avec l’Esprit GT3. En 1998, la V8 SE apparaît et se distingue par son équipement enrichi. Cette même année, l’Esprit GT3 disparaît, laissant seule la version V8 au catalogue. Enfin, l’Esprit Sport 350 (version extrême de l’Esprit V8) est disponible. Pour soutenir la gamme Esprit V8, la version GT débarque en 1999. Cette version plus radicale met l’accent sur le sport, et remplace ainsi indirectement la GT3. Pour l’an 2000, la 10.000è Esprit sort des chaînes de production de Lotus. En 2001, elle est pour une énième fois restylée. Au programme, nouvel aileron arrière, feux ronds repris de l’Elise, jantes OZ, habitacle modernisé et freinage renforcé. Il n’y aura pas d’autres évolutions jusqu’en 2004, où la carrière de l’Esprit est finalement arrêtée. Pour l’occasion, une dernière série limitée sera produite pour les États-Unis, la Final Run Edition. C’est ainsi que s’achève la carrière de l’Esprit, débutée presque 30 ans auparavant.
En 29 ans de carrière, 10.682 exemplaires furent produits. Durant toutes ces années, elle fut le fer de lance du petit constructeur anglais, grâce notamment à ses nombreuses apparitions au cinéma et à la télévision. De plus, ses nombreuses versions lui ont permis de répondre à toutes les demandes des clients.