Peugeot 205 (1983-1998)
La 205 était très importante pour Peugeot lors de sa présentation en 1983, car la marque était à l’époque au bord de la faillite. Avec son style moderne et sa polyvalence, elle deviendra une référence chez les citadines.
HISTOIRE
Premiers prototypes et présentation
C’est en 1978 que Peugeot débuta les recherches pour produire une concurrente de la Renault 5, qui rencontrait un grand succès de l’époque. Ce projet porte le nom de M24. Ces recherches aboutissent dès 1981 à un premier prototype. Suite à cela, plusieurs prototypes se succèdent pour aboutir à la présentation officielle à la fin de l’année 1982. Ainsi, la 205 fut lancée en 1983 uniquement en cinq portes. La gamme comporte cinq finitions (GE, GL, GR, SR et GT) et quatre moteurs essence (1.0 l. 45 ch., 1.1 l. 50 ch., 1.4 l. 60 ch. et 1.4 l. 80 ch.). L’année 1984 voit apparaître la série limitée Lacoste (1.000 exemplaires). Mais cette année est surtout marquée par la présentation de la GTI (uniquement en trois portes), équipée du 1.6 l. à injection Bosch L Jetronic offrant une puissance de 105 ch. Une deuxième déclinaison sportive est présentée, la 205 T16 (200 ch.). Limitée à 200 exemplaires, elle sert à l’homologation en rallye Groupe B. Le moteur diesel (1.8 l. 60 ch.) débarque à la fin de l’année, avec les finitions GLD, GRD et SRD. Suite à la présentation de la GTI l’année précédente, la version trois portes est désormais disponible avec tous les moteurs. En essence avec les finitions XE, XL, XR et XT et en diesel avec les finitions XLD, XRD et XAD. Une deuxième édition de la série limitée Lacoste est produite, désormais sur la base de la XR (donc trois portes) et à 8.000 exemplaires. De plus, toutes les versions reçoivent un nouveau graphisme des compteurs, alors que les finitions GL et SR accueillent un pré-équipement radio. Enfin, la version GT s’équipe d’un nouveau volant à deux branches.
En 1986, la millionième 205 sort des chaînes de montage, soit moins de trois ans après le début de la production. La 205 GTI peut recevoir sur demande le kit PTS faisant passer la puissance à 125 ch. Sur la GT, le monogramme GT sur le volant disparaît au profit du monogramme Peugeot, alors que sur toute la gamme, l’indication de la cylindrée sur les ailes avant disparaît. Ensuite, la gamme s’agrandit, avec l’apparition de la XA, qui est en fait un modèle destiné aux entreprises. Une boîte de vitesses à cinq rapports est disponible sur les modèles 1.6 l. (sauf sur la GTI, qui en est déjà équipée). Du côté des séries limitées, une troisième série de la version Lacoste est produite à 15.000 exemplaires. Mais le fait le plus marquant est la présentation de la série limitée 205 Junior. Basée sur la XE, elle a pour but de rendre attractive la version de base, et est principalement destinée aux jeunes. Disponible en deux coloris (blanc et gris) et d’une originale sellerie en jeans, elle rencontra un fort succès. La GTI 1.6 l. gagne 10 ch. supplémentaire, passant à 115 ch., alors qu’au même moment la 205 cabriolet est présentée. Dénommée CT et CTI (selon le moteur), elle fut réalisée par Pininfarina. Enfin, la 205 Automatic est présentée, avec le 1.6 l. 80 ch. Cette version se reconnaît à son bossage sur le capot.
Restylage
Le millésime 1987 est plus calme, avec la présentation de la série limitée Open disponible en trois et cinq portes et produite à 15.000 exemplaires (dont 8.000 exemplaires pour la France). Deux nouvelles finitions sont disponibles, les XTD et XS. Mais le changement le plus important est la présentation de la GTI 1.9 l., dont la puissance est de 130 ch. Elle se reconnaît à ses jantes alliage de 15” et son équipement plus complet. La version 115 ch. est toujours disponible, mais les versions 105 ch. et kit PTS disparaîtront quelques semaines plus tard. 1988 est l’année du premier restylage pour la 205. Elle reçoit une nouvelle planche de bord ainsi que de nouveaux rétroviseurs. La puissance du 1.1 l. passe à 55 ch. et du 1.4 l. à 65 ch. et 85 ch. Ensuite, la 205 Junior, qui n’était alors qu’une série spéciale, devient une finition à part entière suite à son succès, alors que la 205 cabriolet CT devient CJ. Enfin, une nouvelle version sportive est présentée, la 205 Rallye. Version simplifiée et très musclée, elle reçoit un moteur 1.3 l. offrant une puissance de 103 ch. En 1989, deux nouvelles séries limitées sont présentées. La première est la Green, produite à 6.000 exemplaires et la seconde est la Roland Garros, produite à 3.550 exemplaires. Durant ce millésime, la 205 passe la barre des 3.000.000 d’exemplaires, alors que le moteur 1.4 l. passe de 65 ch. à 70 ch. L’année 1990 voit l'entrée en production de la 205 Électrique, mais celle-ci reste confidentielle. Une deuxième série de la Roland Garros est produite (6.000 exemplaires dont 1.000 cabriolets).
L’année 1991 est celle du deuxième restylage pour la 205. Elle reçoit de nouveaux clignotants (désormais gris) ainsi que de nouveaux feux arrière. De plus, l’équipement s’enrichit, ce qui permet de contrer l’apparition de la Renault Clio, la nouvelle référence de la catégorie. Ce restylage voit également l’arrivée de la version turbo-diesel baptisée DTurbo. Cette version s’équipe d’un 1.8 l. fort de 78 ch., ce qui lui permet des performances plus qu’honorable vu la légèreté de la 205. Enfin, la seule série limitée sur la base de la 205 GTI est présentée, la Griffe. Produite à 3.000 exemplaires (dont 1.000 pour la France), elle est basée sur la GTI 1.9 l. et reçoit une teinte inédite (Vert Fluorite) ainsi que de nombreux équipements (sellerie cuir, direction assistée, ABR, …). Le millésime 1992 voit la présentation de nombreuses séries limitées (Zenith, Look, Style, Indiana), alors que la 205 Junior accueille enfin un moteur diesel (1.8 l. 60 ch.). La version Gentry est présentée. Version haut de gamme de la 205, elle reçoit une sellerie en cuir, des inserts en bois et un toit ouvrant. Elle est motorisée par le 1.9 l. dégonflé à 105 ch. (130 ch. sur la GTI). Le moteur 1.4 l. passe de 70 ch. à 75 ch. Enfin, l’enjoliveur en plastique situé entre les feux arrière disparaît.
Carrière longue
En 1993, la Rallye et la GTI 1.6 l. disparaissent, alors que la CJ devient Cabriolet. Les finitions XL, GL, XLD et GLD disparaissent et sont remplacées par les versions Color Line et Color Line D. La 205 CTI voit son moteur remplacé par celui de la 205 Gentry, alors que les finitions XRDT er GRDT apparaissent. De plus, l’équipement s'enrichit sur toute la gamme. Suite à l’adoption du pot catalytique, le 1.0 l. passe à 50 ch., le 1.1 l. à 60 ch. et le 1.4 l. à 85 ch. alors que ce dernier est remplacé sur certaines versions par le 1.6 l. dégonflé à 89 ch. Enfin, la GTI 1.9 l. voit sa puissance ramenée à 122 ch. 1994 est l’année de disparition de la GTI, dix ans après la présentation de la première version. Les finitions XR, GR, XRD, GRD, XRDT, GRDT, SR et SRD sont remplacées par les finitions Style et Forever. Cette année-là, la 205 franchit les 5.000.000 d’exemplaires produits.
Dès 1995, les finitions Style et Forever sont remplacées par la finition Sacré Numéro, disponible avec les 1.1 l., 1.4 l., 1.6 l. automatique, 1.8 l. diesel et 1.8 l. turbo-diesel. Ce sera aussi la dernière année de production de la CTI. En 1996, l’équipement s’enrichit encore, avec des sièges avant type GTI, une jupe avant type Rallye et des clignotants latéraux. C’est aussi la dernière année de production de la version Cabriolet, après 72.375 exemplaires produits. En 1997, le diesel reçoit un catalyseur (sans modification de puissance) alors que la finition Sacré Numéro est remplacée par la finition Génération 205. La gamme de motorisation se limite alors à seulement deux offres (essence 1.4 l. 75 ch. et diesel 1.8 l. 60 ch.). 1998 sera la dernière année de production de la 205, suite à la présentation de la 206.
Avec plus de 5.000.000 d’exemplaires vendus, la Peugeot 205 aura rempli son rôle de sauver Peugeot de la faillite. Après 15 ans de carrière, la 205 sera la Peugeot la plus produite de l’histoire, mais sera dépassée quelques années plus tard par sa remplaçante, la 206.
C’est en 1978 que Peugeot débuta les recherches pour produire une concurrente de la Renault 5, qui rencontrait un grand succès de l’époque. Ce projet porte le nom de M24. Ces recherches aboutissent dès 1981 à un premier prototype. Suite à cela, plusieurs prototypes se succèdent pour aboutir à la présentation officielle à la fin de l’année 1982. Ainsi, la 205 fut lancée en 1983 uniquement en cinq portes. La gamme comporte cinq finitions (GE, GL, GR, SR et GT) et quatre moteurs essence (1.0 l. 45 ch., 1.1 l. 50 ch., 1.4 l. 60 ch. et 1.4 l. 80 ch.). L’année 1984 voit apparaître la série limitée Lacoste (1.000 exemplaires). Mais cette année est surtout marquée par la présentation de la GTI (uniquement en trois portes), équipée du 1.6 l. à injection Bosch L Jetronic offrant une puissance de 105 ch. Une deuxième déclinaison sportive est présentée, la 205 T16 (200 ch.). Limitée à 200 exemplaires, elle sert à l’homologation en rallye Groupe B. Le moteur diesel (1.8 l. 60 ch.) débarque à la fin de l’année, avec les finitions GLD, GRD et SRD. Suite à la présentation de la GTI l’année précédente, la version trois portes est désormais disponible avec tous les moteurs. En essence avec les finitions XE, XL, XR et XT et en diesel avec les finitions XLD, XRD et XAD. Une deuxième édition de la série limitée Lacoste est produite, désormais sur la base de la XR (donc trois portes) et à 8.000 exemplaires. De plus, toutes les versions reçoivent un nouveau graphisme des compteurs, alors que les finitions GL et SR accueillent un pré-équipement radio. Enfin, la version GT s’équipe d’un nouveau volant à deux branches.
En 1986, la millionième 205 sort des chaînes de montage, soit moins de trois ans après le début de la production. La 205 GTI peut recevoir sur demande le kit PTS faisant passer la puissance à 125 ch. Sur la GT, le monogramme GT sur le volant disparaît au profit du monogramme Peugeot, alors que sur toute la gamme, l’indication de la cylindrée sur les ailes avant disparaît. Ensuite, la gamme s’agrandit, avec l’apparition de la XA, qui est en fait un modèle destiné aux entreprises. Une boîte de vitesses à cinq rapports est disponible sur les modèles 1.6 l. (sauf sur la GTI, qui en est déjà équipée). Du côté des séries limitées, une troisième série de la version Lacoste est produite à 15.000 exemplaires. Mais le fait le plus marquant est la présentation de la série limitée 205 Junior. Basée sur la XE, elle a pour but de rendre attractive la version de base, et est principalement destinée aux jeunes. Disponible en deux coloris (blanc et gris) et d’une originale sellerie en jeans, elle rencontra un fort succès. La GTI 1.6 l. gagne 10 ch. supplémentaire, passant à 115 ch., alors qu’au même moment la 205 cabriolet est présentée. Dénommée CT et CTI (selon le moteur), elle fut réalisée par Pininfarina. Enfin, la 205 Automatic est présentée, avec le 1.6 l. 80 ch. Cette version se reconnaît à son bossage sur le capot.
Restylage
Le millésime 1987 est plus calme, avec la présentation de la série limitée Open disponible en trois et cinq portes et produite à 15.000 exemplaires (dont 8.000 exemplaires pour la France). Deux nouvelles finitions sont disponibles, les XTD et XS. Mais le changement le plus important est la présentation de la GTI 1.9 l., dont la puissance est de 130 ch. Elle se reconnaît à ses jantes alliage de 15” et son équipement plus complet. La version 115 ch. est toujours disponible, mais les versions 105 ch. et kit PTS disparaîtront quelques semaines plus tard. 1988 est l’année du premier restylage pour la 205. Elle reçoit une nouvelle planche de bord ainsi que de nouveaux rétroviseurs. La puissance du 1.1 l. passe à 55 ch. et du 1.4 l. à 65 ch. et 85 ch. Ensuite, la 205 Junior, qui n’était alors qu’une série spéciale, devient une finition à part entière suite à son succès, alors que la 205 cabriolet CT devient CJ. Enfin, une nouvelle version sportive est présentée, la 205 Rallye. Version simplifiée et très musclée, elle reçoit un moteur 1.3 l. offrant une puissance de 103 ch. En 1989, deux nouvelles séries limitées sont présentées. La première est la Green, produite à 6.000 exemplaires et la seconde est la Roland Garros, produite à 3.550 exemplaires. Durant ce millésime, la 205 passe la barre des 3.000.000 d’exemplaires, alors que le moteur 1.4 l. passe de 65 ch. à 70 ch. L’année 1990 voit l'entrée en production de la 205 Électrique, mais celle-ci reste confidentielle. Une deuxième série de la Roland Garros est produite (6.000 exemplaires dont 1.000 cabriolets).
L’année 1991 est celle du deuxième restylage pour la 205. Elle reçoit de nouveaux clignotants (désormais gris) ainsi que de nouveaux feux arrière. De plus, l’équipement s’enrichit, ce qui permet de contrer l’apparition de la Renault Clio, la nouvelle référence de la catégorie. Ce restylage voit également l’arrivée de la version turbo-diesel baptisée DTurbo. Cette version s’équipe d’un 1.8 l. fort de 78 ch., ce qui lui permet des performances plus qu’honorable vu la légèreté de la 205. Enfin, la seule série limitée sur la base de la 205 GTI est présentée, la Griffe. Produite à 3.000 exemplaires (dont 1.000 pour la France), elle est basée sur la GTI 1.9 l. et reçoit une teinte inédite (Vert Fluorite) ainsi que de nombreux équipements (sellerie cuir, direction assistée, ABR, …). Le millésime 1992 voit la présentation de nombreuses séries limitées (Zenith, Look, Style, Indiana), alors que la 205 Junior accueille enfin un moteur diesel (1.8 l. 60 ch.). La version Gentry est présentée. Version haut de gamme de la 205, elle reçoit une sellerie en cuir, des inserts en bois et un toit ouvrant. Elle est motorisée par le 1.9 l. dégonflé à 105 ch. (130 ch. sur la GTI). Le moteur 1.4 l. passe de 70 ch. à 75 ch. Enfin, l’enjoliveur en plastique situé entre les feux arrière disparaît.
Carrière longue
En 1993, la Rallye et la GTI 1.6 l. disparaissent, alors que la CJ devient Cabriolet. Les finitions XL, GL, XLD et GLD disparaissent et sont remplacées par les versions Color Line et Color Line D. La 205 CTI voit son moteur remplacé par celui de la 205 Gentry, alors que les finitions XRDT er GRDT apparaissent. De plus, l’équipement s'enrichit sur toute la gamme. Suite à l’adoption du pot catalytique, le 1.0 l. passe à 50 ch., le 1.1 l. à 60 ch. et le 1.4 l. à 85 ch. alors que ce dernier est remplacé sur certaines versions par le 1.6 l. dégonflé à 89 ch. Enfin, la GTI 1.9 l. voit sa puissance ramenée à 122 ch. 1994 est l’année de disparition de la GTI, dix ans après la présentation de la première version. Les finitions XR, GR, XRD, GRD, XRDT, GRDT, SR et SRD sont remplacées par les finitions Style et Forever. Cette année-là, la 205 franchit les 5.000.000 d’exemplaires produits.
Dès 1995, les finitions Style et Forever sont remplacées par la finition Sacré Numéro, disponible avec les 1.1 l., 1.4 l., 1.6 l. automatique, 1.8 l. diesel et 1.8 l. turbo-diesel. Ce sera aussi la dernière année de production de la CTI. En 1996, l’équipement s’enrichit encore, avec des sièges avant type GTI, une jupe avant type Rallye et des clignotants latéraux. C’est aussi la dernière année de production de la version Cabriolet, après 72.375 exemplaires produits. En 1997, le diesel reçoit un catalyseur (sans modification de puissance) alors que la finition Sacré Numéro est remplacée par la finition Génération 205. La gamme de motorisation se limite alors à seulement deux offres (essence 1.4 l. 75 ch. et diesel 1.8 l. 60 ch.). 1998 sera la dernière année de production de la 205, suite à la présentation de la 206.
Avec plus de 5.000.000 d’exemplaires vendus, la Peugeot 205 aura rempli son rôle de sauver Peugeot de la faillite. Après 15 ans de carrière, la 205 sera la Peugeot la plus produite de l’histoire, mais sera dépassée quelques années plus tard par sa remplaçante, la 206.