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Citroën XM (1989-2000)

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À la fin des années 1980, la CX est vieillissante et Citroën lance un programme de développement d’un nouveau modèle haut de gamme. Dans la lignée des DS, SM et CX, la nouvelle XM se veut novatrice en termes de technologie et futuriste au niveau du dessin.

HISTOIRE


La nouvelle grande Citroën
Lorsque Citroën présente son nouveau haut de gamme en Mai 1989, c’est l’aboutissement du programme Y30 qui a vu naître une centaine de prototypes au cours des quatre dernières années pour aboutir à la XM. Niveau design, elle n’a plus rien à voir avec sa devancière avec un avant fin et pointu, et un arrière haut et massif. Mais la grande nouveauté, c’est la suspension Hydractive, qui associe la suspension hydropneumatique déjà vue sur les précédentes grandes Citroën à une gestion électronique faisant varier la souplesse. Cette innovation doit permettre d’optimiser encore davantage la tenue de route et les qualités dynamiques de l’auto, tout en préservant un grand confort. Lors de son lancement en 1989, la XM n’est disponible qu’avec deux moteurs essence répartis en trois versions. Le quatre cylindres 2.0 l. de 130 ch. est proposé en finition Harmonie et Ambiance, et le V6 3.0 l. de 170 ch. est réservé à la finition haute Ambiance. À noter que la suspension Hydractive est de série sur la finition Ambiance (en option sur Harmonie). Dès 1990, la gamme s’élargit avec l’arrivée d’un moteur essence 2.0 l. à carburateur (115 ch., finition Séduction) et d’un moteur diesel atmosphérique (2.1 l., 83 ch.) en finitions Séduction et Harmonie. En cours d’année, un second diesel apparaît, le 2.0 l. Turbo D de 110 ch., disponible en finitions Harmonie et Ambiance. En fin d’année, une boîte de vitesses aux rapports allongés est proposée sur le 2.0 l. Séduction, tandis qu’une boîte de vitesses automatique à quatre rapports devient disponible en option sur les 2.0 l. Harmonie et Ambiance, ainsi que sur le 3.0 l. V6 Ambiance. En 1991, des répétiteurs de clignotants orange apparaissent sur les ailes avant, et le logo sur le volant passe du rouge au noir. Le moteur 2.0 l. de 130 ch. reçoit un nouveau système d’injection. Une nouvelle version voit le jour, le 3.0 l. V6 à 24 soupapes. Fort de 200 ch., il est disponible en finition Exclusive (jantes en aluminium Speedline, cuir étendu, boiseries, climatisation automatique, …). La gamme s’élargit encore en 1992, avec le 3.0 l. V6 de 170 ch. désormais disponible en finitions Harmonie et Exclusive, en plus de l’Ambiance. La boîte de vitesses automatique devient optionnelle sur la Turbo D. En cours d’année, les finitions Séduction et Harmonie sont remplacées par les Présence et Sensation. La Turbo D est maintenant disponible en finition Présence. Sur l’ensemble de la gamme, le dessin des jantes aluminium et de l’autoradio évoluent, alors qu’un nouvel intérieur cuir Savane est proposé. En fin d’année, la version Break vient compléter la gamme. Plus long de 25 cm. que la berline et produit chez le carrossier Heuliez, il est proposé en essence avec les 2.0 l. injection 130 ch. (finitions Détente et Ambiance) et 3.0 l. V6 170 ch. (Ambiance), et en diesel avec les 2.1 l. 83 ch. (Détente) et 2.0 l. Turbo D 110 ch. (Détente et Ambiance).
Quelques évolutions apparaissent en 1993. Montage d’une troisième ceinture arrière sur toutes les versions, nouvelle commande de phares et nouvel ordinateur de bord sur les quatre cylindres essence Ambiance et Exclusive. Le catalyseur fait passer la puissance du 2.0 l. injection de 130 ch. à 122 ch., désormais proposé en finition Présence. La version à carburateur quitte définitivement le catalogue. La finition Présence reprend le becquet arrière et les enjoliveurs des Sensation et Ambiance. La Turbo D est désormais disponible en finition Exclusive, alors que la suspension Hydractive est proposée dès la finition Sensation. En cours d’année, un nouveau moteur essence Turbo CT (2.0 l., 145 ch.) apparaît, disponible en finition Sensation, Ambiance et Exclusive, ainsi qu’en break Ambiance. En fin d’année, la suspension Hydractive évolue en Hydractive II. En 1994, le faisceau électrique est revu (faiblesse des premières versions) et le train arrière devient autodirectionnel (technologie reprise de la ZX). La finition Ambiance disparaît sur le 2.0 l. injection, tout comme la Sensation sur le diesel atmosphérique. L’équipement progresse sur l’ensemble de la gamme, tandis que la cylindrée du V6 passe de 2.975 cm³ à 2.963 cm³. Deux séries limitées apparaissent, la Pallas (1.500 exemplaires) et l’Onyx (2.000 exemplaires). Le Turbo CT gagne 5 ch., portant sa puissance à 150 ch. En 1995, la XM est restylée. Pare-chocs, calandre, phares, becquet, logos sont revus, ainsi que l’intérieur (nouvelle planche de bord, airbag conducteur de série, nouvelle sellerie, …). La gamme s’articule désormais autour de trois finitions (SX, VSX et Exclusive). Deux nouveaux moteurs arrivent, un quatre cylindres 2.0 l. 16 soupapes de 135 ch. (remplaçant l’ancien 122 ch.) et un turbo diesel 2.5 l. de 130 ch. (remplaçant l’ancien 110 ch.). En fin d’année, sortie de la série limitée Prestige (500 exemplaires), avec de nouvelles jantes aluminium pour l’Exclusive. En 1996, l’équipement est encore enrichi. L’airbag passager devient disponible en cours d’année (de série ou en option selon la finition). Nouvelle série limitée Harmonie (500 exemplaires). Le système SC-MAC (anti-affaissement des suspensions à l’arrêt) est généralisé sur une partie de la gamme. Le diesel atmosphérique disparaît en 1997, tandis que les nouvelles normes Euro 96 entraînent des modifications sur toutes les motorisations. Les inserts en bois des VSX et Exclusive sont remplacés par des imitations, et un témoin de non-bouclage de ceinture apparaît. En 1998, l’antique V6 PRV est remplacé par le nouveau ES9 (3.0 l., 24 soupapes, 194 ch.). La direction Diravi n’est pas compatible avec ce moteur, qui se distingue extérieurement par une double sortie d’échappement. La finition VSX disparaît, mais la SX reprend une grande partie de son équipement. Esthétiquement, apparition d’un troisième feu stop et d’une calandre aux chevrons agrandis. Pour le millésime 1999, les répétiteurs latéraux deviennent blancs et les airbags latéraux sont de série. Présentation de la série limitée Multimédia (52 exemplaires), très avancée technologiquement pour l’époque. L’an 2000 marque la fin de carrière de la XM. La Turbo D SX reçoit l’Hydractive II de série, tandis que l’ABS devient standard sur toutes les SX. La production du break cesse en Février, la berline en Juin.
 
La XM offrait d’indéniables qualités, capables de la hisser au niveau de ses concurrentes allemandes. Mais les problèmes de fiabilité en début de carrière auront gâché ses chances, même si la phase 2 a corrigé la plupart des défauts. En 11 ans, seulement 333.405 exemplaires furent produits, ce qui poussa Citroën à retarder son remplacement. La C6 n’arrivera que cinq ans après la disparition de la XM.

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