Peugeot 504 (1968-1983)
C’est en 1968 que Peugeot présente sa nouvelle routière 504. Robuste et polyvalente, elle sera l’image du constructeur français durant les années 1970.
HISTOIRE
Une présentation perturbée
Initialement prévue au début de l’année 1968, la présentation de la 504 est finalement repoussée au mois de Septembre suite aux perturbations du mois de Mai. Au lancement, la 504 est disponible en berline simple ou berline à toit ouvrant, cette dernière pouvant recevoir en option l’injection et la sellerie cuir. Sous le capot, deux moteurs essence sont disponibles, un à carburateurs (82 ch.) et un à injection (97 ch.). En 1969, elle est récompensée du titre de Voiture européenne de l’année, alors qu’il est désormais possible d’opter pour une boîte de vitesses automatique à trois rapports sur la version à carburateurs. Le volant est nouveau, alors qu’au mois de Mars les versions Coupé et Cabriolet sont présentées. Le dessin signé Pininfarina fait l’unanimité et elles deviennent des carrosseries très convoitées. Alors que la 504 va fêter ses deux ans de carrière, quelques modifications esthétiques sont apportées. Les feux de stationnement sont supprimés, l’entourage de la plaque d’immatriculation est affiné et le pare-chocs arrière reçoit des butoirs en caoutchouc. À l’intérieur, le tableau de bord est lui aussi modifié avec des témoins lumineux supplémentaires. Sur les versions à boîte de vitesses automatique, la commande passe au plancher, alors que précédemment il se situait sur la colonne de direction. Le volant est de nouveau modifié, alors qu’au mois d’Avril, des ceintures de sécurité sont montées à l’avant. Enfin, les versions Coupé et Cabriolet reçoivent un compte-tours en série. Les modifications mécaniques arrivent en 1971 avec une augmentation de puissance pour la version à carburateur (93 ch.) et la version à injection (104 ch.). La boîte de vitesses automatique peut désormais être installée sur le modèle à injection. Mais la plus grande nouveauté de l’année, c’est l’introduction du moteur diesel. Malgré sa puissance modeste (65 ch.), il offre des performances correctes et une sobriété appréciée des grands rouleurs. Toujours en 1971, introduction du break dans la gamme. Son empattement augmente de 16 cm. et sa longueur totale de 31 cm. par rapport à la berline. Son châssis perd ses roues arrière indépendantes au profit d’un essieu rigide avec des freins à tambours. Sa charge utile est de 500 kg. Dans la foulée, la version Commerciale est elle aussi introduite. Elle se distingue par ses phares circulaires à l’avant, son volant repris de la 304 et sa planche de bord simplifiée. Sur le reste de la gamme, on note l’apparition d’une nouvelle poignée de frein à main, d’un nouvel éclairage intérieur et d’une pompe de lave-glace électrique.
En 1972, les montants de lunette arrière adoptent des grilles d’aération et le caoutchouc sur le pare-chocs arrière disparaît. La version Injection s’équipe d’un compte-tours, alors que la version Commerciale perd ses phares ronds. C’est en 1973 que la version Injection prend la dénomination TI. Elle reçoit d’ailleurs cette année-là la lunette arrière dégivrante et le toit ouvrant de série. Au mois d’Avril, une version d’entrée de gamme appelée L, est présentée. Son équipement réduit, sa présentation identique à la version Commerciale et l’absence de chrome la distingue du reste de la gamme. Son moteur est la version à carburateur présent en début de carrière, offrant une puissance de 79 ch. Cette version de base est également disponible en diesel (LD) et reçoit un moteur de 58 ch. Toute la gamme (sauf la L) reçoit un levier de vitesse au plancher. À l’arrière, des points de fixations pour des ceintures de sécurité sont installés. Pour le millésime 1974, toutes les berlines (sauf L) reçoivent le dégivrage arrière en série. Sur la TI Automatique, les ceintures de sécurité sont désormais à enrouleur et sur les diesels, un témoin de température de liquide de refroidissement apparaît sur le tableau de bord. Quant à la version Commerciale, elle récupère la calandre du reste de la gamme. Enfin, les Coupé et Cabriolet accueillent le V6 PRV offrant une puissance de 136 ch. Le Coupé peut recevoir la boîte de vitesses automatique avec ce moteur. En 1975, les poignées de porte deviennent plates, alors que toute la gamme (sauf L) reçoit de nouvelles jantes en tôle. À l’intérieur, les poignées de lève-vitres, les ceintures avant et le volant sont modifiés. Sur le diesel, l’insonorisation est améliorée. Enfin, le starter est désormais automatique et le hayon du break accueille deux amortisseurs à gaz pour le maintenir. Le remaniement de la gamme arrive en 1976. Le break Super Luxe est remplacé par le break GL et le break L remplace la Commerciale de base. La finition L adopte une calandre noire simplifiée et reçoit dans le même temps le dégivrage arrière. Les modèles à carburateur adoptent un nouveau filtre à air, alors que toute la gamme se voit offrir de nouveaux revêtements intérieurs en tissu. La TI s’équipe des vitres avant électriques et des ceintures de sécurité à enrouleur sont montées sur toute la gamme (sauf L).
Deux millions !
En 1977, la calandre est modifiée, alors que la puissance du moteur à carburateur passe à 96 ch. et le moteur à injection à 106 ch. Un nouveau moteur diesel apparaît, développant 70 ch. L’enrichissement de la finition TI continue puisqu’elle adopte la direction assistée. À l’intérieur, les panneaux de portes sont nouveaux (sauf L), alors que les commandes d’essuie-glaces, lave-glaces et phares sont modifiées. Sur le Cabriolet, le V6 disparaît au profit d’un quatre cylindres de 106 ch., alors que le Coupé accueille ce quatre cylindres en plus du V6. De plus, le Coupé V6 prend la dénomination TI et sa puissance est portée à 144 ch. Au mois de Mars 1978, la 504 franchi le cap des deux millions d’exemplaires. Les seuils de porte ne sont plus en aluminium mais en plastique. Les berlines essence à boîte de vitesses manuelle reçoivent une prise diagnostic dans le compartiment moteur. La finition GLD peut recevoir la boîte de vitesses automatique en option. Quant à la finition L, elle reçoit enfin des ceintures de sécurité à enrouleur. Sur les GL et TI, les contre-portes sont maintenant équipés de vide-poches. En 1979, alors que la 504 rentre dans sa douzième année de carrière, la gamme est réduite, puisque les finitions GL, GLD et TI disparaissent. Cette année-là, l’accent est mis sur la sécurité puisque les rétroviseurs extérieurs sont plus grands et des ceintures de sécurité sont montées à l’arrière. Le pédalier est modifié, avec désormais un accélérateur suspendu. Enfin, le monogramme arrière est nouveau. Quelques mois plus tard, toujours en 1979, les breaks L et LD deviennent 504 et 504 D. Les versions de base reçoivent le même intérieur que le reste de la gamme.
L’offre est encore remaniée en 1980, avec le remplacement des 504 et 504 D par les finitions GR et GRD. Toute la gamme reçoit l’essieu arrière rigide et les freins à tambours. Les finitions SR et SRD apparaissent, alors que la boîte de vitesses automatique est uniquement disponible sur la finition SR. À l’avant, le monogramme 504 disparaît, alors que l’intérieur reçoit de nouveaux tissus unis. Les sièges avant s’équipent de nouveaux appuie-têtes et les essuie-glaces ont désormais plusieurs vitesses. Toujours en 1980, les finitions SR et SRD reçoivent le pare-brise feuilleté, le vitrage teinté, les phares à iode, des baguettes latérales, un entourage des vitres chromées, des vitres avant électriques et des pneumatiques en 175 SR 14. Enfin, les versions Break Service et Pick-Up apparaissent. En 1981, le filtre à air est désormais sec sur les diesels, alors que les breaks reçoivent les sièges de la nouvelle 505. Sur le break GR, un essuie-glace est monté à l’arrière, alors que les versions Coupé et Cabriolet sont désormais dotés de pare-chocs en plastique peints de la couleur de la carrosserie. Enfin, le carburant GPL peut être installé sur commande spéciale. Pour le millésime 1982, Peugeot commercialise les versions 4x4 réalisées par Dangel sur les breaks, en essence et en diesel. Pour la berline, les versions GRD et SRD reçoivent un moteur 2.3 l. de 70 ch., alors que cette dernière peut être équipée d’une boîte de vitesses automatique en option. 1983 sera la dernière année de commercialisation en France de la 504 (hors Pick-up). La gamme est simplifiée avec les finitions GR et GRD en berline et break (les Coupé et Cabriolet restent inchangés). Cependant, la carrière de la 504 Pick-up continuera jusqu’en 1996 en France (en finition Entrepreneur et Confort), et sera fabriquée en Argentine jusqu’en 1998, au Kenya jusqu'en 2001 et au Nigeria jusqu’en 2005.
En 16 ans de carrière en France, et en presque 40 ans de carrière au total, la 504 fut l’une des Peugeot les plus vendues de l’histoire. Sa fiabilité, son confort et sa mécanique simple feront d’elle une excellente routière au long cours.
Initialement prévue au début de l’année 1968, la présentation de la 504 est finalement repoussée au mois de Septembre suite aux perturbations du mois de Mai. Au lancement, la 504 est disponible en berline simple ou berline à toit ouvrant, cette dernière pouvant recevoir en option l’injection et la sellerie cuir. Sous le capot, deux moteurs essence sont disponibles, un à carburateurs (82 ch.) et un à injection (97 ch.). En 1969, elle est récompensée du titre de Voiture européenne de l’année, alors qu’il est désormais possible d’opter pour une boîte de vitesses automatique à trois rapports sur la version à carburateurs. Le volant est nouveau, alors qu’au mois de Mars les versions Coupé et Cabriolet sont présentées. Le dessin signé Pininfarina fait l’unanimité et elles deviennent des carrosseries très convoitées. Alors que la 504 va fêter ses deux ans de carrière, quelques modifications esthétiques sont apportées. Les feux de stationnement sont supprimés, l’entourage de la plaque d’immatriculation est affiné et le pare-chocs arrière reçoit des butoirs en caoutchouc. À l’intérieur, le tableau de bord est lui aussi modifié avec des témoins lumineux supplémentaires. Sur les versions à boîte de vitesses automatique, la commande passe au plancher, alors que précédemment il se situait sur la colonne de direction. Le volant est de nouveau modifié, alors qu’au mois d’Avril, des ceintures de sécurité sont montées à l’avant. Enfin, les versions Coupé et Cabriolet reçoivent un compte-tours en série. Les modifications mécaniques arrivent en 1971 avec une augmentation de puissance pour la version à carburateur (93 ch.) et la version à injection (104 ch.). La boîte de vitesses automatique peut désormais être installée sur le modèle à injection. Mais la plus grande nouveauté de l’année, c’est l’introduction du moteur diesel. Malgré sa puissance modeste (65 ch.), il offre des performances correctes et une sobriété appréciée des grands rouleurs. Toujours en 1971, introduction du break dans la gamme. Son empattement augmente de 16 cm. et sa longueur totale de 31 cm. par rapport à la berline. Son châssis perd ses roues arrière indépendantes au profit d’un essieu rigide avec des freins à tambours. Sa charge utile est de 500 kg. Dans la foulée, la version Commerciale est elle aussi introduite. Elle se distingue par ses phares circulaires à l’avant, son volant repris de la 304 et sa planche de bord simplifiée. Sur le reste de la gamme, on note l’apparition d’une nouvelle poignée de frein à main, d’un nouvel éclairage intérieur et d’une pompe de lave-glace électrique.
En 1972, les montants de lunette arrière adoptent des grilles d’aération et le caoutchouc sur le pare-chocs arrière disparaît. La version Injection s’équipe d’un compte-tours, alors que la version Commerciale perd ses phares ronds. C’est en 1973 que la version Injection prend la dénomination TI. Elle reçoit d’ailleurs cette année-là la lunette arrière dégivrante et le toit ouvrant de série. Au mois d’Avril, une version d’entrée de gamme appelée L, est présentée. Son équipement réduit, sa présentation identique à la version Commerciale et l’absence de chrome la distingue du reste de la gamme. Son moteur est la version à carburateur présent en début de carrière, offrant une puissance de 79 ch. Cette version de base est également disponible en diesel (LD) et reçoit un moteur de 58 ch. Toute la gamme (sauf la L) reçoit un levier de vitesse au plancher. À l’arrière, des points de fixations pour des ceintures de sécurité sont installés. Pour le millésime 1974, toutes les berlines (sauf L) reçoivent le dégivrage arrière en série. Sur la TI Automatique, les ceintures de sécurité sont désormais à enrouleur et sur les diesels, un témoin de température de liquide de refroidissement apparaît sur le tableau de bord. Quant à la version Commerciale, elle récupère la calandre du reste de la gamme. Enfin, les Coupé et Cabriolet accueillent le V6 PRV offrant une puissance de 136 ch. Le Coupé peut recevoir la boîte de vitesses automatique avec ce moteur. En 1975, les poignées de porte deviennent plates, alors que toute la gamme (sauf L) reçoit de nouvelles jantes en tôle. À l’intérieur, les poignées de lève-vitres, les ceintures avant et le volant sont modifiés. Sur le diesel, l’insonorisation est améliorée. Enfin, le starter est désormais automatique et le hayon du break accueille deux amortisseurs à gaz pour le maintenir. Le remaniement de la gamme arrive en 1976. Le break Super Luxe est remplacé par le break GL et le break L remplace la Commerciale de base. La finition L adopte une calandre noire simplifiée et reçoit dans le même temps le dégivrage arrière. Les modèles à carburateur adoptent un nouveau filtre à air, alors que toute la gamme se voit offrir de nouveaux revêtements intérieurs en tissu. La TI s’équipe des vitres avant électriques et des ceintures de sécurité à enrouleur sont montées sur toute la gamme (sauf L).
Deux millions !
En 1977, la calandre est modifiée, alors que la puissance du moteur à carburateur passe à 96 ch. et le moteur à injection à 106 ch. Un nouveau moteur diesel apparaît, développant 70 ch. L’enrichissement de la finition TI continue puisqu’elle adopte la direction assistée. À l’intérieur, les panneaux de portes sont nouveaux (sauf L), alors que les commandes d’essuie-glaces, lave-glaces et phares sont modifiées. Sur le Cabriolet, le V6 disparaît au profit d’un quatre cylindres de 106 ch., alors que le Coupé accueille ce quatre cylindres en plus du V6. De plus, le Coupé V6 prend la dénomination TI et sa puissance est portée à 144 ch. Au mois de Mars 1978, la 504 franchi le cap des deux millions d’exemplaires. Les seuils de porte ne sont plus en aluminium mais en plastique. Les berlines essence à boîte de vitesses manuelle reçoivent une prise diagnostic dans le compartiment moteur. La finition GLD peut recevoir la boîte de vitesses automatique en option. Quant à la finition L, elle reçoit enfin des ceintures de sécurité à enrouleur. Sur les GL et TI, les contre-portes sont maintenant équipés de vide-poches. En 1979, alors que la 504 rentre dans sa douzième année de carrière, la gamme est réduite, puisque les finitions GL, GLD et TI disparaissent. Cette année-là, l’accent est mis sur la sécurité puisque les rétroviseurs extérieurs sont plus grands et des ceintures de sécurité sont montées à l’arrière. Le pédalier est modifié, avec désormais un accélérateur suspendu. Enfin, le monogramme arrière est nouveau. Quelques mois plus tard, toujours en 1979, les breaks L et LD deviennent 504 et 504 D. Les versions de base reçoivent le même intérieur que le reste de la gamme.
L’offre est encore remaniée en 1980, avec le remplacement des 504 et 504 D par les finitions GR et GRD. Toute la gamme reçoit l’essieu arrière rigide et les freins à tambours. Les finitions SR et SRD apparaissent, alors que la boîte de vitesses automatique est uniquement disponible sur la finition SR. À l’avant, le monogramme 504 disparaît, alors que l’intérieur reçoit de nouveaux tissus unis. Les sièges avant s’équipent de nouveaux appuie-têtes et les essuie-glaces ont désormais plusieurs vitesses. Toujours en 1980, les finitions SR et SRD reçoivent le pare-brise feuilleté, le vitrage teinté, les phares à iode, des baguettes latérales, un entourage des vitres chromées, des vitres avant électriques et des pneumatiques en 175 SR 14. Enfin, les versions Break Service et Pick-Up apparaissent. En 1981, le filtre à air est désormais sec sur les diesels, alors que les breaks reçoivent les sièges de la nouvelle 505. Sur le break GR, un essuie-glace est monté à l’arrière, alors que les versions Coupé et Cabriolet sont désormais dotés de pare-chocs en plastique peints de la couleur de la carrosserie. Enfin, le carburant GPL peut être installé sur commande spéciale. Pour le millésime 1982, Peugeot commercialise les versions 4x4 réalisées par Dangel sur les breaks, en essence et en diesel. Pour la berline, les versions GRD et SRD reçoivent un moteur 2.3 l. de 70 ch., alors que cette dernière peut être équipée d’une boîte de vitesses automatique en option. 1983 sera la dernière année de commercialisation en France de la 504 (hors Pick-up). La gamme est simplifiée avec les finitions GR et GRD en berline et break (les Coupé et Cabriolet restent inchangés). Cependant, la carrière de la 504 Pick-up continuera jusqu’en 1996 en France (en finition Entrepreneur et Confort), et sera fabriquée en Argentine jusqu’en 1998, au Kenya jusqu'en 2001 et au Nigeria jusqu’en 2005.
En 16 ans de carrière en France, et en presque 40 ans de carrière au total, la 504 fut l’une des Peugeot les plus vendues de l’histoire. Sa fiabilité, son confort et sa mécanique simple feront d’elle une excellente routière au long cours.