Volkswagen Scirocco I (1974-1981)
Alors que la révolution est en marche chez Volkswagen au début des années 1970 avec le lancement de la Golf, un projet de petit coupé dérivé de cette dernière est étudié conjointement par ItalDesign et le carrossier Karmann. Cela aboutit à la présentation du Scirocco en 1974.
HISTOIRE
Une alternative à la Golf
ItalDesign, par le biais de son designer Giugiaro, souhaite proposer à Volkswagen un dérivé coupé de la nouvelle Golf. Mais alors que le groupe allemand est trop occupé à développer sa nouvelle gamme à traction avant, le designer italien contacte le carrossier Karmann pour mener à bout son projet. Ce dernier, en recherche de contrats suite à l’arrêt de la fabrication du coupé Karmann Ghia (dérivé de la Volkswagen Coccinelle), s’associe alors à ItalDesign pour concevoir une maquette de la future Scirocco. Volkswagen donne son accord, la marque fournit la base technique de la Golf et assure la commercialisation, Giugiaro finalise le design et Karmann finance le développement ainsi que la fabrication du futur modèle. C’est ainsi qu’en Mars 1974, lors du Salon de l’automobile de Genève, la version définitive du Scirocco est présentée. La commercialisation intervient le mois suivant avec trois moteurs essence, un 1.5 l. de 70 ch. (finitions S et LS), un 1.5 l. de 75 ch. (finition TS) et un 1.5 l. de 85 ch. (finition TS). Plus bas que la Golf, moderne et pratique grâce à son hayon, le Scirocco est très bien accueilli par le public.
Dès le millésime 1975, la gamme s’élargit avec l’ajout d’un moteur 1.1 l. de 50 ch. (finitions Standard, L et TS) et la possibilité d’opter pour une boîte de vitesses automatique sur les moteurs 1.5 l. Le bloc de 75 ch. est déjà abandonné, tandis que le moteur de 70 ch. peut désormais être associé à la finition TS, et celui de 85 ch. à la finition LS. En cours d’année, l’essuie-glace arrière devient disponible en option. L’année suivante, le double essuie-glace avant est remplacé par un essuie-glace mono-balai. Le logo Volkswagen à l’arrière est modifié, les seuils de portes en aluminium laissent place à des modèles en plastique noir, et la finition TS perd ses baguettes latérales. Le moteur 1.5 l. est remplacé par un 1.6 l., et la gamme est légèrement simplifiée. Elle se compose désormais d’un 1.1 l. de 50 ch. (finitions Standard, L et TS), un 1.6 l. de 75 ch. (finition LS) et un 1.6 l. de 85 ch. (finition TS).
Un succès remarquable
En 1977, la gamme subit d’importants changements. La finition Standard devient N, la LS devient L, tandis que la TS disparaît. Apparaissent alors les finitions GT et GLi pour le marché français (à l’étranger, les GL et GTI sont également disponibles), avec un nouveau moteur 1.6 l. de 110 ch. qui remplace celui de 85 ch. La gamme est alors composée du 1.1 l. de 50 ch. (finitions N, L et GT), du 1.6 l. de 75 ch. (finition GT) et du 1.6 l. de 110 ch. (finition GLi). Sur toute la gamme, la moquette intérieure et les panneaux de portes sont modifiés. Un restylage intervient en 1978, les pare-chocs chromés sont remplacés par des modèles en plastique noir plus enveloppants. Les clignotants avant changent, tandis qu’à l’arrière un support de plaque d’immatriculation en plastique noir apparaît sur le hayon. Sur les finitions GT et GLi, les rétroviseurs deviennent en plastique noir avec réglage intérieur. La gamme reste inchangée, hormis le 1.6 l. de 75 ch., remplacé par un 1.5 l. de 70 ch.
Pour le millésime 1979, de nouveaux sièges avant avec appuie-têtes séparés sont installés. La sellerie est renouvelée et des ceintures de sécurité arrière sont désormais montées en série. La commande de réglage des rétroviseurs change de forme (désormais cylindrique). Le moteur 1.6 l. de 85 ch. fait son retour dans la gamme en lieu et place du 1.5 l. de 70 ch. En 1980, tous les moteurs adoptent un allumage transistorisé, tandis que la GLi reçoit une boîte de vitesses à cinq rapports (en option sur le moteur 1.6 l. de 85 ch.). Les finitions N et L disparaissent, et le 1.1 l. de 50 ch. est remplacé par un 1.3 l. de 60 ch. En 1981, une série limitée SL est présentée, avec une finition spécifique. Mais au cours de l’année, le Scirocco cède sa place à une deuxième génération plus moderne, quittant le catalogue Volkswagen après seulement huit ans de carrière.
Produit à 504.153 exemplaires en moins de huit ans, le Scirocco est un succès surprenant pour Volkswagen. Ce n’était pas une priorité pour le constructeur allemand de produire un petit coupé, mais grâce à ItalDesign et Karmann, le pari est réussi. Il sera remplacé par une deuxième génération modernisée et embourgeoisée.