Simca Aronde (1951-1963)
Dès 1948, le projet d’une berline moderne prend forme chez Simca avec le développement du projet 1200X. Celui-ci aboutit en 1951 à la présentation de l’Aronde au Salon de l’automobile de Paris.
HISTOIRE
La 7CV de Simca
Au Salon de l’automobile de Paris 1951, le public découvre la nouvelle berline de Simca, baptisée Aronde. Classée dans la catégorie des 7 CV fiscaux, elle développe 45 ch. et rencontre immédiatement le succès, encourageant Simca à en faire son modèle phare. Dès 1952, plusieurs évolutions apparaissent, le train arrière devient hypoïde, la batterie migre sous le capot avant (auparavant sous le siège passager avant), la peinture devient synthétique et plus résistante, l’intérieur reçoit une nouvelle sellerie et le coupé Grand Large est présenté. En 1953, la gamme s’élargit avec les versions Quotidienne (entrée de gamme simplifiée), Commerciale et Messagère (utilitaires), ainsi que le break Châtelaine (deux portes). La garde au sol est abaissée, tandis que le tableau de bord est simplifié par la suppression de plusieurs commandes. En 1954, l’Aronde est restylée avec une nouvelle calandre à moustache inversée, des pare-chocs avant abaissés, des clignotants avant déplacés et des feux arrière monoblocs en plastique. Les premiers coupés Grand Large sont enfin livrés, deux ans après leur présentation. En 1955, les jantes passent de 15’’ à 14’’, ce qui abaisse encore la garde au sol. Quelques améliorations mécaniques permettent de rendre la conduite plus sûre. Pour ce millésime, l’Aronde adopte l’appellation “Surbaissée 55”. En 1956, l’Aronde évolue en profondeur. La calandre devient plus anguleuse, tandis que l’arrière adopte de petits ailerons, très à la mode dans les années 1950. À l’intérieur, le tableau de bord, le volant et la sellerie sont renouvelés. Sous le capot, apparaît le moteur Flash, un 1.290 cm³ développant 48 ch. La gamme est remaniée autour de deux finitions (Deluxe et Élysée). La même année, Simca présente le cabriolet Océane et le coupé Plein Ciel, équipés d’un moteur porté à 57 ch., offrant des performances honorables. Enfin, le logo Simca à l’avant est remplacé par un logo Aronde.
En 1957, une version plus haut de gamme est lancée, l’Élysée-Matignon, dotée d’un équipement enrichi, d’une peinture bicolore et du moteur de 57 ch. Elle est remplacée dès 1958 par la Monthléry. Cette année-là, les versions Élysée et Monthléry peuvent recevoir en option un embrayage centrifuge baptisé Simcamatic. En 1959, l’Aronde est profondément remaniée est prend le patronyme P60. Elle reçoit une nouvelle calandre, un toit aplati et une poupe étirée. La mécanique reste inchangée avec 48 ch. L’ancienne carrosserie demeure au catalogue dans les finitions Deluxe et Super Deluxe. En 1960, l’ancienne carrosserie disparaît. La nouvelle gamme comprend alors quatre finitions, l’Étoile 6 (40 ch.), l’Étoile 7 et l’Élysée (48 ch.), et la Monthléry (60 ch.). La personnalisation est renforcée avec 17 peintures bicolores disponibles en option. Les versions Châtelaine, Plein Ciel, Océane et Messagère restent proposées, et un break Ranch fait son apparition. En 1961, toute la gamme adopte le nouveau moteur Rush. L’extérieur est simplifié par la suppression de la double baguette latérale, remplacée par une baguette unique. La gamme reste inchangée. En 1962, les cabriolets Océane et coupés Plein Ciel disparaissent. Une nouvelle finition apparaît, l’Étoile Super 6, mieux équipée que l’Étoile 6. La Monthléry passe à 70 ch. et prend le nom de Monthléry Spéciale. 1963 est la dernière année de l’Aronde, bientôt remplacée par la nouvelle Simca 1000.
En 13 ans de carrière, l’Aronde fut produite à 1.400.000 exemplaires. Son succès s’explique notamment par ses nombreuses évolutions et la diversité des carrosseries et finitions proposées.