Porsche Boxster Type 986 (1996-2004)
Au début des années 1990, la gamme Porsche se réduit et seule la 911 permet à Porsche de conserver des ventes honorables. Il devient donc urgent pour le constructeur de Stuttgart de proposer de nouveaux modèles afin de survivre.
HISTOIRE
Boxer + Roadster = Boxster
Au Salon de l’automobile de Détroit 1993, Porsche crée la surprise en présentant un prototype de roadster deux places à moteur central. Il prend le nom de Boxster, contraction des mots boxer (cylindres à plat) et roadster. Cependant, la version de série ne débarque pas immédiatement en concession. En 1995, la gamme Porsche se limite uniquement à la 911 Type 993, car les 928 et 968 sont arrêtées. C’est en 1996 que le constructeur allemand décide enfin de lancer son nouveau modèle, le Boxster, qui se place dans la gamme en dessous de la 911. Sous le capot, il reçoit un six cylindres à plat tout en aluminium, placé en position centrale arrière et offrant une puissance de 204 ch. Cette architecture permet de disposer d’un coffre à bagages à l’avant et à l’arrière. On peut opter pour une boîte de vitesses manuelle ou pour la boîte de vitesses automatique Tiptronic S en option (cinq rapports pour chacune). Le prix d’entrée de gamme est de 278.000 F., ce qui le place au-dessus de ses concurrentes allemandes (BMW Z3, Mercedes SLK) mais bien en dessous de sa grande sœur, la 911. Bien entendu, les options de personnalisation sont nombreuses, comme toujours chez Porsche (châssis sport, cuir, climatisation, jantes 17'', …). Le succès est immédiat, puisque les ventes de Porsche grimpent de 68 % la première année de commercialisation du Boxster, ce qui pousse Porsche dès 1997 à produire le Boxster dans une seconde usine en Finlande afin de répondre à la demande.
Les premières modifications du Boxster arriveront en 1998, avec de nouvelles options disponibles (GPS, phares au xénon et jantes 18''). À noter que cette année-là, la suspension arrière est modifiée afin d’améliorer la tenue de route. Pour le millésime 1999, le Boxster gagne en puissance, puisque son moteur passe à 2.7 l. et 220 ch., ce qui lui permet d’atteindre 250 km/h. La finition s’améliore également, avec des matériaux et des assemblages de meilleure qualité sur la planche de bord. Mais la grande nouveauté de l’année, c’est l’élargissement de la gamme avec la présentation du Boxster S. Il reçoit un six cylindres 3.2 l. de 252 ch., un freinage amélioré et un châssis renforcé. Il se distingue notamment par son monogramme arrière, sa boîte de vitesses manuelle à six rapports, sa capote doublée et ses jantes 17'' (18'' en option). En 2000, le Boxster adopte l’ESP, appelé PSM chez Porsche, tandis que la capote doublée est désormais disponible sur toute la gamme. La seule modification de l’année 2001 est le montage d’un nouveau revêtement des compartiments à bagages.
En 2002, le Boxster est rajeuni avec des pare-chocs redessinés, de nouvelles prises d’air latérales, des clignotants gris (au lieu d’orange), un aileron arrière rétractable élargi, de nouvelles jantes, une lunette arrière en verre (au lieu du plastique) et une dotation de série plus complète. Le châssis est optimisé afin d’améliorer les performances, tandis que les cartographies moteurs sont revues pour augmenter la puissance (228 ch. sur le Boxster et 260 ch. sur le Boxster S). Pour le millésime 2003, la dotation de série du Boxster S est encore améliorée (sellerie cuir, radio CD) alors que son moteur gagne 6 ch. (266 ch. au total). Enfin, la série limitée Boxster S 550 est présentée. Célébrant les 50 ans du Spyder 550, elle se distingue par ses jantes 18'' gris foncé, son châssis sport, ses voies élargies, son intérieur et sa capote en cuir Cocoa, ainsi que sa couleur grise spécifique (reprise de la Carrera GT). L’équipement est également très généreux. Elle sera produite à 1.953 exemplaires, tous numérotés. 2004 sera la dernière année du Boxster Type 986, puisque son remplaçant, le Boxster Type 987, est présenté au cours de l’année.
Porsche se relança complètement lorsqu’elle présenta le Boxster, et ainsi ne fut plus dépendante de la seule 911. D’autres modèles à succès (Cayenne, Panamera, …) suivront et permettront à Porsche de commencer le XXè siècle avec sérénité.