Subaru Alcyone SVX (1991-1996)

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Avec l’Alcyone SVX, Subaru dévoile ses ambitions et souhaite améliorer son image de marque en s’imposant sur le marché nord-américain, friand de coupés Grand Tourisme.

HISTOIRE

Un vrai Grand Tourisme

Durant les années 1980, Subaru est encore à la recherche d’une réelle image de marque et tente diverses choses pour se faire remarquer. Outre l’utilisation de la transmission intégrale et des moteurs Boxer, il manque au constructeur japonais un modèle emblématique capable de faire rayonner la marque sur l’ensemble des marchés. Après une première tentative de se démarquer en lançant le coupé XT en 1985, Subaru souhaite confirmer en confiant à Giugiaro le dessin d’un nouveau coupé moderne et décalé. Au Salon de l’automobile de Tokyo 1989, Subaru lève le voile sur le concept-car SVX. Moderne, à la limite d’être futuriste, le prototype de coupé suscite un réel engouement auprès du public et des journalistes présents, ce qui pousse Subaru à produire la SVX en série. C’est en 1991 que la version définitive est présentée, appelée Alcyone SVX. Le nom Alcyone provient de l’étoile la plus brillante de la constellation des Pléiades, représentée dans le logo de la marque. Ce terme est réservé au marché japonais, puisqu’à l’exportation le nouveau coupé Subaru est vendu sous le simple nom SVX (Subaru Vehicule X). Le style de la SVX se veut particulièrement original, avec son habitacle entièrement vitré et ses vitres latérales en deux parties. Sous le capot, on découvre le plus gros moteur disponible dans la gamme Subaru, un six cylindres Boxer de 3.3 l. de cylindrée développant 230 ch. Il est obligatoirement accouplé à une boîte de vitesses automatique, aucune transmission manuelle Subaru n’étant capable de supporter le couple du six cylindres. L’Alcyone SVX peut alors atteindre 248 km/h en vitesse de pointe (limitée électroniquement à 232 km/h à partir de 1994).

Tradition de la marque oblige, l’Alcyone SVX est dotée d’une transmission intégrale, mais dont le système diffère selon les marchés. Ainsi, en Amérique du Nord, en Allemagne, en France et en Suisse, elle s’équipe du système ACT-4 répartissant d’office la puissance à 90 % à l’avant et 10 % à l’arrière, mais passant sur une répartition 50/50 lorsque les conditions d’adhérence sont dégradées. Pour le Japon, le Brésil et les autres pays européens, c’est le système VTD qui est proposé, avec 36 % de la puissance à l’avant et 64 % à l’arrière. D’abord disponible au Japon, l’Alcyone SVX est exportée en Amérique du Nord et en Europe à partir du millésime 1992. La gamme américaine comporte alors trois finitions au lancement (L, XR et LS-L). Sur le marché japonais, seule l’Alcyone SVX Version L est proposée en 1992. Elle se distingue par un inédit système à quatre roues directrices, la rendant encore plus stable à haute vitesse. Les Japonais ont également droit à diverses séries limitées, la S40 en Novembre 1993 (300 exemplaires), la S40 II en Juillet 1994 (300 exemplaires), la S3 en Novembre 1994 (500 exemplaires) et la S4 en Juillet 1995. Les deux dernières se distinguent notamment par leurs jantes alliage BBS spécifiques. Malgré d’indéniables qualités, l’Alcyone SVX ne se vend pas aussi bien que la XT qu’elle remplace, ce qui pousse Subaru à proposer une version traction uniquement sur son marché principal, en Amérique du Nord, durant les millésimes 1994 et 1995. À ce moment-là, la gamme américaine est remaniée (finitions L, LS et LSi). Mais cela ne suffira pas, et Subaru cesse la production de son coupé Alcyone SVX en Décembre 1996.

 

Avec 24.379 exemplaires produits, l’Alcyone SVX sera un échec pour Subaru. Malgré d’indéniables qualités, elle souffrira d’un manque cruel d’image et d’un prix de vente élevé, limitant sa diffusion tout au long de sa carrière.

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