Renault 5 Turbo (1981-1987)

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Déterminée à produire une voiture de rallye pour la catégorie Groupe 4, la Régie Renault présente en 1978 une maquette de la future R5 Turbo. Version survitaminée de sa petite citadine, elle annonce d’entrée ses ambitions et l’accueil du public est unanime.

HISTOIRE

Une R5 sous hormones

C’est lors du Salon de l’automobile de Paris en 1978 que Renault dévoile une maquette d’une version de pointe de sa petite R5. Se plaçant au-dessus de la déjà sportive R5 Alpine, elle n’a plus grand-chose à voir avec sa petite sœur. Arrière élargi, larges prises d’air, moteur en position centrale et voies élargies sont annonciateurs d’un pedigree exceptionnel. Ce n’est finalement que deux ans plus tard, pour le millésime 1981, que la version définitive de la R5 Turbo est commercialisée. Esthétiquement identique à la maquette déjà présentée, elle reçoit dans son compartiment arrière le moteur Cléon-fonte dopé par un turbocompresseur Garrett T3, développant 160 ch. Elle devient alors une propulsion, et ses voies élargies accueillent des pneumatiques Michelin TRX (plus larges à l’arrière). La fabrication de ce modèle exclusif est confiée à Heuliez, qui ajoute les larges ailes arrière et un avant allongé. Les ailes, le capot, les pare-chocs et la poutre avant sont en polyester, tandis que les portières, le hayon et le pavillon sont en aluminium, le tout dans le but de gagner du poids. L’intérieur, lui aussi spécifique, est signé Bertone (volant asymétrique, combiné d’instrumentation, sièges exclusifs et coloris rouge et bleu). En option, le client peut choisir un autoradio, des vitres électriques, une sellerie en cuir, un pare-brise feuilleté et des vitres teintées.

En 1982, quelques améliorations sont apportées (jauge à huile, admission), et le nuancier est élargi. Les succès en compétition ne se font pas attendre, la R5 Turbo devient une arme redoutable en rallye. Mais les ventes restent limitées, son prix de vente étant jugé trop élevé. Il est alors décidé de lancer la R5 Turbo 2 en 1983, qui se distingue principalement par un intérieur repris de la R5 Alpine Turbo, tandis que les éléments en aluminium sont remplacés par de l’acier. Ces modifications entraînent une baisse significative du prix de vente, et le carnet de commandes se remplit à nouveau. La liste d’options est réduite, et le nuancier accueille de nouvelles teintes. Les pare-chocs sont désormais en ABS noir et des autocollants Turbo 2 ornent les portières. Pour le millésime 1984, le nuancier est de nouveau revu et la barre antiroulis avant modifiée. L’année suivante, la jauge à essence, le réservoir et le circuit de carburant sont modifiés. En cours d’année, 200 exemplaires sortent des chaînes avec une cylindrée portée à 1.432 cm³, pour l’homologation de la Maxi Turbo en compétition. La puissance du moteur reste cependant inchangée. Le nuancier est également mis à jour, et la R5 Turbo 2 poursuit sa carrière jusqu’au début du millésime 1987 sans changements majeurs. Sa carrière s’arrête alors, pour celle qui, au fil du temps et des différentes versions, est devenue une véritable référence dans le monde des rallyes.

 

Produite à 4.857 exemplaires, la R5 Turbo restera un modèle à part et exceptionnel dans la gamme Renault de l’époque. Conçue pour l’homologation en rallye, elle connaîtra une carrière riche en victoires en France et dans le monde entier, au fil des catégories où elle s’est illustrée.

Chiffres de production

Coloris
Tarifs

CONCURRENTES

Peugeot 205 Turbo 16 (1984)