Renault Express I (1985-2000)
Alors que la Supercinq arrive en 1984, sa version utilitaire est lancée en 1985 afin de remplacer la vieillissante R4 Fourgonnette. L’Express entre alors en concurrence directe avec le Citroën C15.
HISTOIRE
Trois versions disponibles
Lors de son lancement en 1985, l’Express est proposé avec trois moteurs, dont un diesel. Le premier est le F400 (956 cm³), le deuxième le F401 (1.108 cm³) et le troisième le F404 (diesel, 1.595 cm³). En plus de ces motorisations, trois carrosseries sont disponibles, la version tôlée (deux places), la version vitrée (deux places) et la version break (cinq places). Dès 1986, l’Express reçoit un nouveau moteur de 1.397 cm³ développant 60 ch., disponible en version break et en version tôlée. L’année suivante, le break évolue avec un équipement plus complet (enjoliveurs de roue, bandes de protection latérale, sellerie bicolore, coffre habillé et pack équipement). Il est désormais proposé en trois finitions (GTC, GTL et GTD). La GTC peut recevoir une boîte de vitesses à cinq rapports en option. En fin d’année, le carrossier Durisotti propose une transformation en pick-up, commercialisée dans le réseau Renault. Deux séries limitées voient le jour en 1988 (Extra et Prima), toutes deux dotées d’un équipement enrichi. Il n’y aura pas d’autres évolutions jusqu’en 1990, où une nouvelle sellerie mixte appelée Artémis est disponible en option. Le premier restylage intervient en 1991. Extérieurement, il se distingue par ses nouveaux phares, calandre, pare-chocs, rétroviseurs, feux arrière et protections latérales élargies. Il est désormais possible d’opter pour un hayon à la place des portes battantes arrière. À l’intérieur, les selleries sont également renouvelées, la sellerie simili Kerry devient de série et la sellerie drap Bamba est proposée en option. Les versions dotées du pack équipement reçoivent la planche de bord de la Supercinq. Lors de ce restylage, la gamme est remaniée avec trois nouveaux moteurs qui remplacent les anciens, deux essence (1.237 cm³, 55 ch. et 1.390 cm³, 90 ch.) et un diesel (1.870 cm³, 65 ch.).
Il n’y aura pas d’autres évolutions jusqu’au second restylage, en 1994. L’extérieur est modernisé avec une nouvelle calandre, de nouveaux phares avant, feux arrière et rétroviseurs. À l’intérieur, le tableau de bord est redessiné, le volant remplacé et de nouvelles selleries sont proposées (simili Simila ou drap Mandchou). La gamme évolue également, la version vitrée disparaît et l’offre s’organise autour de trois moteurs (1.239 cm³, 55 ch., 1.390 cm³, 90 ch. et diesel 1.870 cm³ 55 ch.). En 1995 apparaît un nouveau pick-up, désormais fabriqué par Gruau (et non plus Durisotti), ainsi qu’une version électrique produite à quelques dizaines d’exemplaires. En 1996, une nouvelle série limitée Extra est proposée, tandis qu’en fin d’année la gamme est réduite. Seules subsistent les finitions RN, RL et Extra (nouveau nom du break RN). En 1998, la gamme est encore simplifiée avec la disparition des versions cinq places (RN Extra), conséquence du lancement du Kangoo, remplaçant direct de l’Express. Cette gamme réduite perdurera jusqu’en 2000, année où l’Express disparaît définitivement des concessions Renault.
En 16 ans de carrière, l’Express sera vendu à plus de 1,7 million d’exemplaires, principalement en version tôlée. Son remplacement par le Kangoo permettra aux utilitaires de gagner en polyvalence, puisqu’ils seront désormais adoptés plus massivement par les familles.