Porsche 356 (1948-1965)

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Dès la fin des années 1930, l’ingénieur allemand Ferry Porsche a l’idée de développer un coupé sportif sur la base de la Volkswagen Coccinelle. Cela aboutira, en 1948, à la présentation de la première Porsche de série, la 356.

HISTOIRE

Une super-Cox

C’est en 1948 que Ferry Porsche décide de produire un dérivé sportif de la Volkswagen Coccinelle, prenant le nom de Porsche 356. Dotés de nombreuses pièces communes à la petite Volkswagen, les cinquante premiers exemplaires sortent des chaînes de l’usine de Gmünd, en Autriche, entre 1948 et 1950. Deux carrosseries sont disponibles, le coupé et le cabriolet, dont le dessin est l’œuvre du designer Erwin Komenda. Sous le capot, on découvre un quatre cylindres à plat développant 40 ch., repris de la Coccinelle. Cette première version de la 356 est appelée Pré-A. À partir de 1950, la fabrication est déplacée à Stuttgart, en Allemagne, et devient moins artisanale. L’année suivante voit l’introduction de la motorisation 1300 développant 44 ch. En 1952, le pare-brise en deux parties est remplacé par un pare-brise en V, entraînant une modification de la forme du toit. Nouvelle version 1500 développant 60 ch. La position des clignotants avant est modifiée en 1953, ils sont désormais alignés sous les phares, alors qu’à l’arrière, les feux deviennent ronds (ils étaient auparavant rectangulaires et ronds). Les pare-chocs fins sont remplacés par des pare-chocs plus proéminents, dotés de butoirs. La version 1500 voit sa puissance ramenée à 55 ch., alors qu’au même moment, la 1500 S est disponible (70 ch.).

En 1954, une nouvelle carrosserie Speedster est lancée, uniquement avec le moteur 1500, et destinée principalement aux États-Unis. Apparition des versions 1300 A (44 ch.) et 1300 S (60 ch.), alors qu’esthétiquement, elle reçoit des grilles à l’avant à côté des clignotants. L’année suivante, le coupé peut recevoir en option un toit ouvrant, et la poignée de coffre avant est agrandie et adopte le logo Porsche. Importants changements en 1956, la Pré-A est remplacée par la 356 A. Nouvelle carrosserie (pare-brise arrondi), nouveau tableau de bord et nouvelles roues de 15’’ (contre 16’’ sur les Pré-A). La gamme s’articule désormais autour de quatre versions, la 1300 (40 ch.), la 1300 S (60 ch.), la 1600 (60 ch.) et la 1600 S (75 ch.). Les trois carrosseries (Coupé, Cabriolet et Speedster) sont toujours proposées au catalogue. Les versions 1300 disparaissent en 1957. Les feux arrière ronds sont remplacés par des feux en amande, et l’éclairage de plaque est désormais installé sous la plaque d’immatriculation (au-dessus auparavant).

 

Une modernisation permanente

En 1958, plusieurs évolutions apparaissent à l’intérieur avec un nouveau combiné d’instrumentation, un nouvel éclairage et un nouveau cendrier. Le boîtier de direction, auparavant repris de la Coccinelle, est remplacé par un modèle plus moderne et plus précis. Les sorties d’échappement débouchent désormais dans les butoirs du pare-chocs arrière, alors que le cabriolet gagne des déflecteurs sur les portières. Pour le millésime 1959, le Speedster est remplacé par la carrosserie Convertible D, qui voit son habitabilité et son confort améliorés. Elle reçoit un vrai pare-brise et des vitres latérales, la rendant plus polyvalente que le Speedster. En 1960 est présentée la 356 B, nouvelle évolution de la gamme 356. La carrosserie est nouvelle. Les phares et clignotants sont agrandis, l’éclairage de plaque arrière est intégré au pare-chocs, et le feu de recul est positionné au centre, sous ce dernier. Les commandes sur le tableau de bord sont désormais noires et le volant est nouveau. Sur le coupé, le toit ouvrant optionnel peut être à commande électrique. Nouvelle carrosserie Roadster remplaçant le Convertible D, et nouvelle carrosserie Coupé Karmann (version cabriolet avec hard-top soudé). Trois versions sont disponibles au catalogue, la 1600 (60 ch.), la Super 75 (75 ch.) et la Super 90 (90 ch.).

À partir de 1962, le capot avant devient plus carré et intègre une grille devant les essuie-glaces (sauf sur le Roadster). Sur l’aile avant droite, une trappe à carburant est installée, alors qu’à l’arrière, la vitre est agrandie et le capot moteur reçoit deux grilles d’aération au lieu d’une. En fin d’année, le Coupé Karmann est retiré du catalogue après moins de 300 exemplaires produits, ainsi que le Roadster. Pour le millésime 1964, nouvelle évolution de la 356 avec la présentation de la 356 C. Au niveau mécanique, quatre freins à disque sont installés, tandis que les jantes et enjoliveurs sont nouveaux. En option, on peut opter pour des jantes chromées. Le tableau de bord reste quasiment inchangé, hormis l’ajout de deux boutons sous l’autoradio. La gamme est alors composée de deux carrosseries (Coupé et Cabriolet) et de deux motorisations, la 1600 C (75 ch.) et la 1600 SC (95 ch.). En 1965, la 356 est retirée du catalogue suite à la présentation de la nouvelle 911, qui reprend la philosophie de la 356 mais avec un inédit six cylindres à plat.

 

Premier modèle de série de la marque Porsche, la 356 posera les bases du constructeur allemand, qui deviendra rapidement une référence dans le monde des sportives. Bien construite et relativement fiable, elle rencontrera un vrai succès avec 76.313 exemplaires de 356 produits.

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CONCURRENTES

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