Au début des années 1960, les populaires françaises sont représentées par Citroën, Renault et Simca. Le constructeur sochalien, alors absent de ce segment, décide de combler ce vide en lançant la 204 en 1965.
HISTOIRE
Huit ans de gestation
La présentation de la 204, le 22 Avril 1965, achève huit longues années de conception et de développement du projet D12. Censée représenter la marque au lion sur le segment des petites voitures, la 204 est à l’image de Peugeot, une voiture certes classique, mais élégante et bien construite, dont le style est signé Pininfarina. Première traction de Peugeot, la 204 présente quelques innovations, comme le moteur en aluminium, placé transversalement et incliné afin de gagner de la place et du poids, tandis que le châssis reçoit des roues indépendantes et des freins à disque. Cela la place parmi les voitures ayant la meilleure tenue de route dans sa catégorie. Lors de son lancement, la 204 est disponible avec un moteur essence de 53 ch. et une unique finition Grand Luxe. En fin d’année 1965, le break 204 fait son apparition. Équipé du même moteur que la berline, il se distingue par sa partie arrière dotée d’un hayon, offrant un volume de chargement supérieur à celui de la berline.
Pour le millésime 1966, quelques chromes supplémentaires et de nouveaux enjoliveurs sont ajoutés. Une seconde finition plus basique vient étoffer la gamme, la Luxe. Elle se distingue par un équipement réduit et rencontre un certain succès auprès de l’administration. Mais la plus grande nouveauté de ce millésime, c’est la présentation des versions Coupé, Cabriolet et Fourgonnette. Les deux premières reçoivent un empattement raccourci de 29 cm. et sont censées donner une image plus sportive à la gamme. La troisième est quant à elle basée sur le break, mais sans portes arrière ni banquette, afin d’offrir un volume de chargement supérieur à 1,5 m³.
Nouvel arrière et diesel
En 1967, la face arrière de la berline est modifiée pour reprendre le style des Coupé et Cabriolet. Lors du millésime 1968, le break est désormais disponible en diesel. Sous le capot, on retrouve le plus petit moteur diesel du monde, un inédit bloc en aluminium développant 40 ch. Toujours en 1968, les Coupé et Cabriolet reçoivent des pneumatiques en 145x14 (au lieu de 135x14), censés améliorer la tenue de route. Tous les modèles adoptent un bandeau noir en caoutchouc sur les pare-chocs, un nouveau volant et de nouvelles fixations moteur pour la version essence. L’année 1969 est calme, avec pour seule évolution l’augmentation de la puissance du moteur essence, qui passe à 55 ch. En 1970, les Coupé et Cabriolet reçoivent un alternateur, mais leur production cesse en cours d’année. L’alternateur est généralisé au reste de la gamme en 1971, année où les contre-portes sont reprises de la 304, améliorant ainsi la présentation intérieure. En 1972, le monogramme “204” sur le capot est remplacé par un lion Peugeot, et un rétroviseur extérieur est enfin monté en série.
L’année suivante, le moteur diesel est remplacé par un nouveau bloc de 45 ch., tandis que la berline reçoit des feux arrière plus longs. Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1975, année où la 204 reçoit un bouton de feux de détresse, un nouveau volant (repris de la 304), de la moquette et une calandre en plastique noir. Le moteur diesel est désormais disponible sur la berline. L’année 1976 marque la fin de la production de la 204 (hors utilitaire). Toutefois, les évolutions se poursuivent avec l’apparition de ceintures de sécurité à enrouleurs à l’avant, un emplacement pour l’autoradio sur la console centrale et la lunette arrière dégivrante est désormais montée en série (auparavant en option). Enfin, le moteur essence est remplacé par une version plus économique, développant 59 ch. La version Fourgonnette poursuivra sa carrière de manière symbolique jusqu’en 1978.
Le succès de la 204 fut immense pour Peugeot, avec 1.604.296 exemplaires produits. Cela fut possible par les indéniables qualités de la voiture, mais aussi par une gamme très large (six carrosseries différentes), inédite pour ce type de véhicule.
La présentation de la 204, le 22 Avril 1965, achève huit longues années de conception et de développement du projet D12. Censée représenter la marque au lion sur le segment des petites voitures, la 204 est à l’image de Peugeot, une voiture certes classique, mais élégante et bien construite, dont le style est signé Pininfarina. Première traction de Peugeot, la 204 présente quelques innovations, comme le moteur en aluminium, placé transversalement et incliné afin de gagner de la place et du poids, tandis que le châssis reçoit des roues indépendantes et des freins à disque. Cela la place parmi les voitures ayant la meilleure tenue de route dans sa catégorie. Lors de son lancement, la 204 est disponible avec un moteur essence de 53 ch. et une unique finition Grand Luxe. En fin d’année 1965, le break 204 fait son apparition. Équipé du même moteur que la berline, il se distingue par sa partie arrière dotée d’un hayon, offrant un volume de chargement supérieur à celui de la berline.
Pour le millésime 1966, quelques chromes supplémentaires et de nouveaux enjoliveurs sont ajoutés. Une seconde finition plus basique vient étoffer la gamme, la Luxe. Elle se distingue par un équipement réduit et rencontre un certain succès auprès de l’administration. Mais la plus grande nouveauté de ce millésime, c’est la présentation des versions Coupé, Cabriolet et Fourgonnette. Les deux premières reçoivent un empattement raccourci de 29 cm. et sont censées donner une image plus sportive à la gamme. La troisième est quant à elle basée sur le break, mais sans portes arrière ni banquette, afin d’offrir un volume de chargement supérieur à 1,5 m³.
Nouvel arrière et diesel
En 1967, la face arrière de la berline est modifiée pour reprendre le style des Coupé et Cabriolet. Lors du millésime 1968, le break est désormais disponible en diesel. Sous le capot, on retrouve le plus petit moteur diesel du monde, un inédit bloc en aluminium développant 40 ch. Toujours en 1968, les Coupé et Cabriolet reçoivent des pneumatiques en 145x14 (au lieu de 135x14), censés améliorer la tenue de route. Tous les modèles adoptent un bandeau noir en caoutchouc sur les pare-chocs, un nouveau volant et de nouvelles fixations moteur pour la version essence. L’année 1969 est calme, avec pour seule évolution l’augmentation de la puissance du moteur essence, qui passe à 55 ch. En 1970, les Coupé et Cabriolet reçoivent un alternateur, mais leur production cesse en cours d’année. L’alternateur est généralisé au reste de la gamme en 1971, année où les contre-portes sont reprises de la 304, améliorant ainsi la présentation intérieure. En 1972, le monogramme “204” sur le capot est remplacé par un lion Peugeot, et un rétroviseur extérieur est enfin monté en série.
L’année suivante, le moteur diesel est remplacé par un nouveau bloc de 45 ch., tandis que la berline reçoit des feux arrière plus longs. Il n’y aura pas d’autres modifications jusqu’en 1975, année où la 204 reçoit un bouton de feux de détresse, un nouveau volant (repris de la 304), de la moquette et une calandre en plastique noir. Le moteur diesel est désormais disponible sur la berline. L’année 1976 marque la fin de la production de la 204 (hors utilitaire). Toutefois, les évolutions se poursuivent avec l’apparition de ceintures de sécurité à enrouleurs à l’avant, un emplacement pour l’autoradio sur la console centrale et la lunette arrière dégivrante est désormais montée en série (auparavant en option). Enfin, le moteur essence est remplacé par une version plus économique, développant 59 ch. La version Fourgonnette poursuivra sa carrière de manière symbolique jusqu’en 1978.
Le succès de la 204 fut immense pour Peugeot, avec 1.604.296 exemplaires produits. Cela fut possible par les indéniables qualités de la voiture, mais aussi par une gamme très large (six carrosseries différentes), inédite pour ce type de véhicule.