La naissance de la Biturbo remonte au rachat de Maserati par Alejandro De Tomaso à Citroën. Le projet consiste à produire un coupé compact et haut de gamme, doté d’un inédit V6 biturbo. Ce sont justement ces deux turbocompresseurs qui donnent leur nom au modèle présenté en 1981.
HISTOIRE
Modèle 100 % inédit
Présentée en 1981, la Biturbo marque une véritable révolution pour Maserati. En effet, c’est le premier modèle développé depuis la reprise de la marque en 1975. Elle est équipée du premier V6 biturbo de l’histoire, et se distingue par son faible encombrement, notamment grâce à un empattement très court (2,51 m.). Le moteur développe 180 ch. et est associé à une boîte de vitesses ZF à cinq rapports (boîte de vitesses automatique à trois rapports en option). Positionnée comme un coupé haut de gamme, elle reçoit de série la climatisation (encore rare à l’époque), mais fait curieusement l’impasse sur la direction assistée. Le lancement commercial intervient en 1982.
En 1983, la gamme s’élargit avec les Biturbo E (185 ch.) et Biturbo S (205 ch.). Cette dernière bénéficie d’une présentation spécifique avec des jantes inédites, des pare-chocs et bas de caisse noirs, ainsi qu’un aileron (en option). Une version quatre portes apparaît en 1984, avec le moteur porté à 200 ch. Reprenant les jantes de la Biturbo S, elle prend le nom de 425. Le marché américain a droit à une version spéciale de la Biturbo E (205 ch., suspensions raffermies, livrée bicolore, plaque numérotée), limitée à 250 exemplaires. Une version ES, reprenant le moteur et la présentation de la Biturbo S italienne, est aussi lancée, avec boîte de vitesses automatique et climatisation en option. La Biturbo E commence à être exportée en France.
Une gamme très large
En 1985, la gamme s’élargit encore avec la présentation du Spyder (empattement raccourci). Il est proposé en Italie avec le moteur de 180 ch., et avec celui de 205 ch. à l’export. La Biturbo devient Biturbo II, suite à d’importantes modifications mécaniques et intérieures. Les puissances restent inchangées (180 ch. pour la Biturbo II et 205 ch. pour la Biturbo II S). Extérieurement, elle adopte les jantes de la berline et un rétroviseur passager. Peu après, la berline est à son tour modifiée et devient 420 et 420 S, avec des puissances portées à respectivement 185 ch. et 210 ch. En fin d’année, toute la gamme reçoit une tôle sous le pare-chocs arrière pour masquer la roue de secours. En 1986, un prototype 6.36 est présenté. Équipé d’un V6 à six soupapes par cylindre, il ne sera jamais produit en série. Cette année-là, la gamme française comprend quatre modèles (Biturbo E, Biturbo ES, 425 et Spyder E).
À partir de 1987, toutes les Biturbo adoptent l’injection, marquée par l’ajout d’un "i" dans leurs noms (Biturbo i, Biturbo Si, 420 i, …). La Biturbo E devient Biturbo Si 2500. Toute la gamme reçoit désormais la direction assistée de série. C’est aussi l’année de lancement de la 228, version haut de gamme basée sur la berline (empattement allongé) avec un V6 porté à 255 ch. Pour le millésime 1988, la berline 430 est présentée. Nouveau design avant, nouveaux rétroviseurs et moteur de 250 ch. (225 ch. avec catalyseur). Lancement d'une série spéciale Biturbo Si Black, reconnaissable à sa teinte noire, ses jantes sombres, et son intérieur beige et ivoire. En cours d’année, la 222 remplace la Biturbo Si, avec une puissance de 220 ch. La Biturbo E devient 222 E (225 ch.), la 420 Si devient 422, et la Kharif est lancée. C’est en fait un Spyder à hard-top fixe équipé du moteur de la 430, poussé à 285 ch.
Une carrière longue
En 1989, la 222 2.24v est lancée. Réservée à l’Italie, elle développe 245 ch. et arbore un kit carrosserie spécifique (boucliers, bas de caisse, aileron). Elle reçoit des freins ventilés à l’avant et des amortisseurs réglables Koni. Le Spyder E devient Spyder IE avec l’arrivée de l’injection. En 1990, les Karif et 228 sont commercialisés en France, et la Shamal est lancée. Dérivée de la Biturbo, elle est équipée d’un V8 de 326 ch. Le Spyder adopte le look extérieur de la 2.24v, tandis que la 222 disparaît. La 222 E devient 222 SE, avec le look de la 2.24v. En fin d’année, présentation de la 4.24v, berline reprenant à la fois le style et la mécanique de la 2.24v.
En 1991, la 222 Racing est disponible, inspirée de la Shamal, avec un moteur poussé à 283 ch. La 422 devient 4.18v et adopte le style modernisé de la gamme. La 222 SE devient 222 SR, et les modèles 2.24v et 4.24v adoptent le look de la Racing. Lancement des 222.4v et 430.4v, qui offrent 279 ch. Les Biturbo 2500 Si et Spyder IE sont arrêtées. En fin d’année, le Spyder reçoit le design de la 222 Racing, devenant Spyder III. En 1992, la gamme se réduit avec la disparition des 4.18v et Spyder i. La Ghibli II est présentée pour remplacer la Biturbo. En 1993, les 222 E, 222 SR, Kharif, 2.24v et 4.24v sont arrêtées. 1994 marque la fin de production de la Biturbo avec l’arrêt des derniers modèles (Spyder IE, Spyder III, 222 4v et 430 4v). Les Ghibli II et Quattroporte IV prennent alors le relais d’un modèle resté durant 13 ans au catalogue Maserati.
La Biturbo a été un modèle central pour Maserati. Bien qu’elle ne soit pas considérée comme la plus élégante de la marque, elle a permis à Maserati de survivre dans les années 1980 et d’assurer son développement dans la décennie suivante. Elle a surtout servi de base technique à tous les modèles qui lui ont succédé.
Présentée en 1981, la Biturbo marque une véritable révolution pour Maserati. En effet, c’est le premier modèle développé depuis la reprise de la marque en 1975. Elle est équipée du premier V6 biturbo de l’histoire, et se distingue par son faible encombrement, notamment grâce à un empattement très court (2,51 m.). Le moteur développe 180 ch. et est associé à une boîte de vitesses ZF à cinq rapports (boîte de vitesses automatique à trois rapports en option). Positionnée comme un coupé haut de gamme, elle reçoit de série la climatisation (encore rare à l’époque), mais fait curieusement l’impasse sur la direction assistée. Le lancement commercial intervient en 1982.
En 1983, la gamme s’élargit avec les Biturbo E (185 ch.) et Biturbo S (205 ch.). Cette dernière bénéficie d’une présentation spécifique avec des jantes inédites, des pare-chocs et bas de caisse noirs, ainsi qu’un aileron (en option). Une version quatre portes apparaît en 1984, avec le moteur porté à 200 ch. Reprenant les jantes de la Biturbo S, elle prend le nom de 425. Le marché américain a droit à une version spéciale de la Biturbo E (205 ch., suspensions raffermies, livrée bicolore, plaque numérotée), limitée à 250 exemplaires. Une version ES, reprenant le moteur et la présentation de la Biturbo S italienne, est aussi lancée, avec boîte de vitesses automatique et climatisation en option. La Biturbo E commence à être exportée en France.
Une gamme très large
En 1985, la gamme s’élargit encore avec la présentation du Spyder (empattement raccourci). Il est proposé en Italie avec le moteur de 180 ch., et avec celui de 205 ch. à l’export. La Biturbo devient Biturbo II, suite à d’importantes modifications mécaniques et intérieures. Les puissances restent inchangées (180 ch. pour la Biturbo II et 205 ch. pour la Biturbo II S). Extérieurement, elle adopte les jantes de la berline et un rétroviseur passager. Peu après, la berline est à son tour modifiée et devient 420 et 420 S, avec des puissances portées à respectivement 185 ch. et 210 ch. En fin d’année, toute la gamme reçoit une tôle sous le pare-chocs arrière pour masquer la roue de secours. En 1986, un prototype 6.36 est présenté. Équipé d’un V6 à six soupapes par cylindre, il ne sera jamais produit en série. Cette année-là, la gamme française comprend quatre modèles (Biturbo E, Biturbo ES, 425 et Spyder E).
À partir de 1987, toutes les Biturbo adoptent l’injection, marquée par l’ajout d’un "i" dans leurs noms (Biturbo i, Biturbo Si, 420 i, …). La Biturbo E devient Biturbo Si 2500. Toute la gamme reçoit désormais la direction assistée de série. C’est aussi l’année de lancement de la 228, version haut de gamme basée sur la berline (empattement allongé) avec un V6 porté à 255 ch. Pour le millésime 1988, la berline 430 est présentée. Nouveau design avant, nouveaux rétroviseurs et moteur de 250 ch. (225 ch. avec catalyseur). Lancement d'une série spéciale Biturbo Si Black, reconnaissable à sa teinte noire, ses jantes sombres, et son intérieur beige et ivoire. En cours d’année, la 222 remplace la Biturbo Si, avec une puissance de 220 ch. La Biturbo E devient 222 E (225 ch.), la 420 Si devient 422, et la Kharif est lancée. C’est en fait un Spyder à hard-top fixe équipé du moteur de la 430, poussé à 285 ch.
Une carrière longue
En 1989, la 222 2.24v est lancée. Réservée à l’Italie, elle développe 245 ch. et arbore un kit carrosserie spécifique (boucliers, bas de caisse, aileron). Elle reçoit des freins ventilés à l’avant et des amortisseurs réglables Koni. Le Spyder E devient Spyder IE avec l’arrivée de l’injection. En 1990, les Karif et 228 sont commercialisés en France, et la Shamal est lancée. Dérivée de la Biturbo, elle est équipée d’un V8 de 326 ch. Le Spyder adopte le look extérieur de la 2.24v, tandis que la 222 disparaît. La 222 E devient 222 SE, avec le look de la 2.24v. En fin d’année, présentation de la 4.24v, berline reprenant à la fois le style et la mécanique de la 2.24v.
En 1991, la 222 Racing est disponible, inspirée de la Shamal, avec un moteur poussé à 283 ch. La 422 devient 4.18v et adopte le style modernisé de la gamme. La 222 SE devient 222 SR, et les modèles 2.24v et 4.24v adoptent le look de la Racing. Lancement des 222.4v et 430.4v, qui offrent 279 ch. Les Biturbo 2500 Si et Spyder IE sont arrêtées. En fin d’année, le Spyder reçoit le design de la 222 Racing, devenant Spyder III. En 1992, la gamme se réduit avec la disparition des 4.18v et Spyder i. La Ghibli II est présentée pour remplacer la Biturbo. En 1993, les 222 E, 222 SR, Kharif, 2.24v et 4.24v sont arrêtées. 1994 marque la fin de production de la Biturbo avec l’arrêt des derniers modèles (Spyder IE, Spyder III, 222 4v et 430 4v). Les Ghibli II et Quattroporte IV prennent alors le relais d’un modèle resté durant 13 ans au catalogue Maserati.
La Biturbo a été un modèle central pour Maserati. Bien qu’elle ne soit pas considérée comme la plus élégante de la marque, elle a permis à Maserati de survivre dans les années 1980 et d’assurer son développement dans la décennie suivante. Elle a surtout servi de base technique à tous les modèles qui lui ont succédé.