La Jaguar Type E est non seulement une voiture exceptionnelle, mais également considérée comme l’une des plus belles du monde. Jaguar prend donc un risque important en la remplaçant en 1975 avec la présentation de la XJS.
HISTOIRE
Un félin décrié
La XJS n’a plus rien à voir avec sa devancière, la Type E. Au niveau du dessin, la ligne est beaucoup plus anguleuse, avec la présence de plastique, ce qui étonne le public habitué aux modèles Jaguar généralement tout en courbes. Sous le capot, on retrouve un V12 de 5.4 l. développant 285 ch. Cette nouvelle Jaguar se distingue par son équipement relativement riche (condamnation centralisée, vitres électriques, climatisation automatique, sellerie cuir, jantes en aluminium), tandis que le client peut opter pour une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports ou pour une boîte de vitesses automatique à trois rapports. Pour le millésime 1976, le logo XJS sur la malle arrière est modifié, tandis qu’en 1977 la boîte de vitesses automatique à trois rapports est remplacée par une version plus récente. Les pédales de frein et d’embrayage sont redessinées. En 1978, la tôle entre les feux arrière prend la couleur de la carrosserie (noir auparavant), la calandre devient chromée et le montant des portières passe du chrome au noir. En fin d’année, la boîte de vitesses manuelle disparaît et seule la boîte de vitesses automatique reste disponible. Le rétroviseur extérieur adopte une forme rectangulaire en 1979, tandis que la console centrale est désormais assortie à la couleur intérieure. La première évolution mécanique arrive en 1980, avec un nouveau taux de compression et l’adoption d’une nouvelle injection portant la puissance du V12 à 292 ch. Toujours en 1980, un feu antibrouillard arrière est installé.
Les évolutions mécaniques se poursuivent en 1981 avec l’arrivée de la version HE, qui voit sa puissance passer à 295 ch. De nouvelles jantes en aluminium apparaissent et les pare-chocs adoptent une partie supérieure chromée. À l’intérieur, des inserts en bois améliorent l’ambiance, et un nouveau volant est installé. La seule modification de l’année 1982 est l’abandon de la barre antiroulis arrière. La gamme s’élargit en 1983 avec la présentation de la version à moteur six cylindres en ligne. Ce nouveau moteur 3.6 l. développe 221 ch. et permet d’opter pour une XJS sans subir la consommation excessive du V12 Jaguar. À cette occasion, une nouvelle boîte de vitesses manuelle à cinq rapports est introduite. La XJS adopte désormais en série un radiocassette, un ordinateur de bord, des lave-phares et un régulateur de vitesse. Enfin, la version XJ-SC est présentée. Version à toit amovible de la XJS, elle est uniquement disponible avec le moteur six cylindres et est produite par un carrossier indépendant en Angleterre. Ce n’est qu’en 1985 que la XJ-SC sera proposée avec le moteur V12. En 1987, une nouvelle boîte de vitesses automatique à quatre rapports est introduite, mais uniquement avec le moteur six cylindres. Côté équipement, on note l’arrivée en série des rétroviseurs et lave-glaces chauffants, des sièges chauffants électriques, des antibrouillards avant et des seuils de porte en acier inoxydable. La console centrale est nouvelle, tout comme les sièges et le volant. La version XJ-SC 3.6 l. est retirée du catalogue et seule la version à moteur V12 subsiste.
Une carrière longue
L’ABS devient de série en 1988, mais la XJ-SC V12 disparaît elle aussi. Cependant, en cours d’année, la version cabriolet est présentée, disponible avec le moteur V12. Enfin, la version XJR-S est lancée, d’abord sur le marché anglais. Dotée d’un V12 6.0 l. de 318 ch., est arrivera sur le marché français pour le millésime 1989. La série limitée Le Mans est lancée en 1990. Basée sur le coupé 5.3 l. V12, elle célèbre la victoire de Jaguar dans la Sarthe. Le catalyseur est généralisé sur toute la gamme. Un restylage intervient en 1991 avec l’adoption d’une calandre noire, de vitres de custodes agrandies, d’un panneau arrière doté de feux rectangulaires, d’une nouvelle instrumentation et de nouveaux sièges. Les vitres de custodes avant disparaissent, tandis qu’une suspension Sport au réglage raffermi est disponible en option. Le six cylindres 3.6 l. est remplacé par un nouveau moteur 4.0 l. de 223 ch., disponible sur le cabriolet à partir de 1992. La version XJR-S voit sa puissance portée à 333 ch. Pour le millésime 1993, une version quatre places du cabriolet est proposée sur demande. La version V12 adopte un nouveau moteur 6.0 l. de 308 ch. associé à une boîte de vitesses automatique à quatre rapports offrant deux modes de conduite (normal ou sport).
Toute la gamme reçoit la suspension Sport en série sur le coupé, tandis que le cabriolet peut en bénéficier en option. De nouveaux pare-chocs couleur carrosserie et des jantes 16'' sont introduits, tandis que l’airbag passager devient de série sur le V12. Le six cylindres 4.0 l. adopte une injection et un allumage modifié en 1994. Esthétiquement, la calandre, l’entourage des phares et les rétroviseurs extérieurs passent couleur carrosserie. La version V12 reçoit de nouvelles jantes, du chrome sur les pare-chocs et une nouvelle sellerie en cuir. L’airbag passager est généralisé à toute la gamme. Enfin, les appuie-têtes sont désormais intégrés aux sièges avant. La version V12 disparaît du catalogue en 1995, mais reste disponible sur commande spéciale. Une série limitée, appelée Celebration, est alors lancée sur la base du six cylindres. Elle se distingue par ses jantes Aerosport, sa calandre noire, ses rétroviseurs chromés, son volant en cuir et bois et le nom Jaguar brodé sur les dossiers de sièges. 1996 sera la dernière année de production de la XJS, avant son retrait définitif du catalogue en fin d’année.
En 22 ans de carrière, la XJS a connu de nombreux changements. Les débuts furent difficiles, mais à l’aube des années 1980, grâce à la présentation de la version six cylindres, la carrière de la XJS a réellement décollé, lui permettant de rester de nombreuses années au catalogue du constructeur anglais.
La XJS n’a plus rien à voir avec sa devancière, la Type E. Au niveau du dessin, la ligne est beaucoup plus anguleuse, avec la présence de plastique, ce qui étonne le public habitué aux modèles Jaguar généralement tout en courbes. Sous le capot, on retrouve un V12 de 5.4 l. développant 285 ch. Cette nouvelle Jaguar se distingue par son équipement relativement riche (condamnation centralisée, vitres électriques, climatisation automatique, sellerie cuir, jantes en aluminium), tandis que le client peut opter pour une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports ou pour une boîte de vitesses automatique à trois rapports. Pour le millésime 1976, le logo XJS sur la malle arrière est modifié, tandis qu’en 1977 la boîte de vitesses automatique à trois rapports est remplacée par une version plus récente. Les pédales de frein et d’embrayage sont redessinées. En 1978, la tôle entre les feux arrière prend la couleur de la carrosserie (noir auparavant), la calandre devient chromée et le montant des portières passe du chrome au noir. En fin d’année, la boîte de vitesses manuelle disparaît et seule la boîte de vitesses automatique reste disponible. Le rétroviseur extérieur adopte une forme rectangulaire en 1979, tandis que la console centrale est désormais assortie à la couleur intérieure. La première évolution mécanique arrive en 1980, avec un nouveau taux de compression et l’adoption d’une nouvelle injection portant la puissance du V12 à 292 ch. Toujours en 1980, un feu antibrouillard arrière est installé.
Les évolutions mécaniques se poursuivent en 1981 avec l’arrivée de la version HE, qui voit sa puissance passer à 295 ch. De nouvelles jantes en aluminium apparaissent et les pare-chocs adoptent une partie supérieure chromée. À l’intérieur, des inserts en bois améliorent l’ambiance, et un nouveau volant est installé. La seule modification de l’année 1982 est l’abandon de la barre antiroulis arrière. La gamme s’élargit en 1983 avec la présentation de la version à moteur six cylindres en ligne. Ce nouveau moteur 3.6 l. développe 221 ch. et permet d’opter pour une XJS sans subir la consommation excessive du V12 Jaguar. À cette occasion, une nouvelle boîte de vitesses manuelle à cinq rapports est introduite. La XJS adopte désormais en série un radiocassette, un ordinateur de bord, des lave-phares et un régulateur de vitesse. Enfin, la version XJ-SC est présentée. Version à toit amovible de la XJS, elle est uniquement disponible avec le moteur six cylindres et est produite par un carrossier indépendant en Angleterre. Ce n’est qu’en 1985 que la XJ-SC sera proposée avec le moteur V12. En 1987, une nouvelle boîte de vitesses automatique à quatre rapports est introduite, mais uniquement avec le moteur six cylindres. Côté équipement, on note l’arrivée en série des rétroviseurs et lave-glaces chauffants, des sièges chauffants électriques, des antibrouillards avant et des seuils de porte en acier inoxydable. La console centrale est nouvelle, tout comme les sièges et le volant. La version XJ-SC 3.6 l. est retirée du catalogue et seule la version à moteur V12 subsiste.
Une carrière longue
L’ABS devient de série en 1988, mais la XJ-SC V12 disparaît elle aussi. Cependant, en cours d’année, la version cabriolet est présentée, disponible avec le moteur V12. Enfin, la version XJR-S est lancée, d’abord sur le marché anglais. Dotée d’un V12 6.0 l. de 318 ch., est arrivera sur le marché français pour le millésime 1989. La série limitée Le Mans est lancée en 1990. Basée sur le coupé 5.3 l. V12, elle célèbre la victoire de Jaguar dans la Sarthe. Le catalyseur est généralisé sur toute la gamme. Un restylage intervient en 1991 avec l’adoption d’une calandre noire, de vitres de custodes agrandies, d’un panneau arrière doté de feux rectangulaires, d’une nouvelle instrumentation et de nouveaux sièges. Les vitres de custodes avant disparaissent, tandis qu’une suspension Sport au réglage raffermi est disponible en option. Le six cylindres 3.6 l. est remplacé par un nouveau moteur 4.0 l. de 223 ch., disponible sur le cabriolet à partir de 1992. La version XJR-S voit sa puissance portée à 333 ch. Pour le millésime 1993, une version quatre places du cabriolet est proposée sur demande. La version V12 adopte un nouveau moteur 6.0 l. de 308 ch. associé à une boîte de vitesses automatique à quatre rapports offrant deux modes de conduite (normal ou sport).
Toute la gamme reçoit la suspension Sport en série sur le coupé, tandis que le cabriolet peut en bénéficier en option. De nouveaux pare-chocs couleur carrosserie et des jantes 16'' sont introduits, tandis que l’airbag passager devient de série sur le V12. Le six cylindres 4.0 l. adopte une injection et un allumage modifié en 1994. Esthétiquement, la calandre, l’entourage des phares et les rétroviseurs extérieurs passent couleur carrosserie. La version V12 reçoit de nouvelles jantes, du chrome sur les pare-chocs et une nouvelle sellerie en cuir. L’airbag passager est généralisé à toute la gamme. Enfin, les appuie-têtes sont désormais intégrés aux sièges avant. La version V12 disparaît du catalogue en 1995, mais reste disponible sur commande spéciale. Une série limitée, appelée Celebration, est alors lancée sur la base du six cylindres. Elle se distingue par ses jantes Aerosport, sa calandre noire, ses rétroviseurs chromés, son volant en cuir et bois et le nom Jaguar brodé sur les dossiers de sièges. 1996 sera la dernière année de production de la XJS, avant son retrait définitif du catalogue en fin d’année.
En 22 ans de carrière, la XJS a connu de nombreux changements. Les débuts furent difficiles, mais à l’aube des années 1980, grâce à la présentation de la version six cylindres, la carrière de la XJS a réellement décollé, lui permettant de rester de nombreuses années au catalogue du constructeur anglais.