Fiche technique du modèle essayé
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Modèle |
Saxo 1.4 BIC VTS |
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Année |
1998 |
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Couleur |
Bleu Grand Pavois (référence KMH) |
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Puissance |
75 ch. |
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Puissance fiscale |
5 CV |
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Kilométrage |
105.000 kms. |
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Prix neuf |
57.500 F. |
La série limitée BIC sera produite à 6.000 exemplaires en 1998. Cette version était disponible avec plusieurs moteurs et finitions. Concernant le moteur essence 1.4 l., il a la particularité de recevoir le kit VTS et un équipement plus complet, tout en conservant les spécificités de la BIC. Cette version originale se montre particulièrement rare puisqu’elle ne sera produite qu’à 800 exemplaires.
Design
L’extérieur se distingue d’une Saxo classique par son kit VTS avec des ailes larges, des jantes alliage 14’’, des pare-chocs spécifiques et une sortie d’échappement chromée. Cependant, point de logos VTS sur la carrosserie (comme sur le reste de la gamme), ils sont remplacés par des logos BIC sur les baguettes latérales et les custodes arrière. À noter qu’en option, on pouvait opter pour un becquet arrière, qui accentue le look sportif de cette version, ainsi que pour des jantes alliage (modèle Pampelune en 14’’) qui peinent à remplir les passages de roues. Quant à la couleur de la carrosserie, le Bleu Grand Pavois métallisé est du plus bel effet et sied très bien à la Saxo.
Vie à bord
À l’intérieur, la filiation avec la VTS s’arrête ici. En effet, inutile de chercher le moindre élément à vocation sportive dans l’habitacle, il n’y en a pas. Cependant, tous les éléments propres à la série BIC sont bien présents. Ainsi, on retrouve les cinq ceintures de sécurité de couleurs différentes, la sellerie Téthoubo, les passepoils, les loquets de verrouillage, le pommeau de levier de vitesse jaune et les fonds de compteurs bleus. En série, le moteur 1.4 l. reçoit la direction assistée, le compte-tours, les vitres avant électriques et la condamnation centralisée. Pour que l’équipement soit réellement complet, il manque sur cet exemplaire le Pack Sécurité (airbags frontaux et ABS), disponible en option.
L’habitabilité est suffisante au vu du gabarit de l’auto, tout comme le volume du coffre, qui étaient dans la moyenne haute de la catégorie à son époque. Il est donc aisé d’installer quatre adultes dans cette voiture n’excédant pas 3,74 m. de long. Du côté de la finition, les plastiques sont durs et de qualité très moyenne (ils se rayent facilement), d’autant que les assemblages sont inégaux et laissent apparaître des bruits parasites avec le temps. La sellerie, quant à elle, vieillit bien mieux et traverse les années sans trop d’encombre. La modularité est classique, avec une banquette arrière monobloc rabattable. Les rangements sont bien présents, avec des bacs de porte assez profonds, même si l’on peut reprocher une boîte à gants manquant de volume.
Sur la route
Au démarrage, on remarque immédiatement la sonorité plutôt agréable du moteur 1.4 l., même si sa vocation première n’est pas sportive. En ville, le moteur se montre souple et n’hésite pas à reprendre sous les 1.500 tr/min. Le plus dérangeant, c’est la commande de boîte de vitesses, molle et peu précise. Elle n’est pas très agréable à manier, notamment en conduite dynamique. C’est ce point qui la distingue principalement d’une vraie version VTS. La boîte de vitesses est en effet celle de la gamme normale, ce qui limite les performances. Autre paramètre, les suspensions qui sont semblables à celles des autres VTS, ce qui implique un réglage plus ferme qui dégrade fortement le confort (notamment en ville).
Sur route, elle se montre plaisante à mener, avec une direction précise et directe et une tenue de route sans faille, ce qui permet d’exploiter pleinement les 75 ch. du moteur. De plus, la voiture se montre légère (840 kg. seulement), ce qui favorise les performances et la consommation. On en vient quand même à regretter qu’il n’y ait pas plus de chevaux disponibles pour profiter pleinement du très bon châssis. Pour cela, il faudra opter pour les VTS 1.6 l. (90 ch.) ou VTS 1.6 l. 16V (120 ch.). Enfin, sur autoroute, on peut pester contre la faible insonorisation, qui nuit grandement au confort.
Cette version de la Saxo mélange différentes finitions pour donner une configuration étonnante. Ainsi, on retrouve le style et une partie du châssis de la sportive VTS, l’intérieur et les détails spécifiques à la série BIC, et sous le capot le moteur essence 1.4 l., qui, à la base, n’a rien de sportif. Ce mélange aboutit à une citadine plutôt originale, au look et à la présentation sympas, très agréable à conduire sur route sinueuse. On peut seulement regretter le manque d’équipements de sécurité et la finition un peu légère de la voiture.