En 1968, Citroën crée la surprise en présentant la Méhari. Concept totalement inédit, elle se destine principalement aux jeunes, en s’appuyant sur une base technique connue et éprouvée, celle de la 2CV.
HISTOIRE
Présentation
En Mai 1968, Citroën présente à la presse la Méhari. Or, au même moment, le pays est paralysé par des grèves générales, ce qui a pour conséquence de reléguer le lancement de la Méhari au second plan aux yeux du grand public. Ce dernier la découvrira réellement au Salon de l’automobile de Paris en fin d’année. La gamme ne comporte alors qu’un seul modèle, décliné en trois coloris (Rouge Hopi, Ocre Kalahari et Vert Montana). Les options disponibles incluent une banquette arrière rabattable, un vide-poches passager, un chauffage-dégivrage et une capote en plastique. Son moteur est celui de la Dyane 6, à savoir un 602 cm³ développant 28,5 ch.
En 1970, la Méhari adopte des clignotants avant ronds. Le couvercle de coffre perd sa barre chromée, mais accueille désormais la plaque minéralogique, tout comme le pare-chocs avant. En option, l’embrayage centrifuge, l’antivol et le lave-glace deviennent disponibles. Une nouvelle teinte est également proposée (Orange Kirghiz). Pour 1971, la Méhari reçoit deux aérateurs sur la planche de bord, tandis que le pare-brise en tôle peinte est remplacé par un modèle en aluminium, insensible à la rouille. L’option ENAC fait son apparition, il s’agit d’un hard-top entièrement tôlé, offrant une version réellement fermée de la Méhari.
Arrivée dans l’armée et restylage
En 1972, les premiers exemplaires destinés à l’armée sont livrés. Pour 1973, un nouveau carburateur est installé. Les années 1974 et 1975 sont très calmes, aucune modification n'étant apportée à la gamme Méhari. En 1976, le Rouge Hopi disparaît, remplacé par le Vert Tibesti. Un nouvel antivol est introduit. En 1977, la démultiplication de la direction est modifiée, et le volant arbore désormais un logo Citroën. En 1978, la Méhari est restylée. À l’avant, la calandre évolue, tandis que les clignotants deviennent carrés. Le Beige Kalahari est remplacé par le Beige Hoggar. Les ceintures de sécurité avant sont désormais installées de série. Du côté technique, les freins avant passent des tambours aux disques.
En 1979, la planche de bord est modernisée en reprenant le bloc compteur de la petite LN. L’année 1980 voit l’arrivée d’une nouvelle teinte, le Jaune Atacama, tandis que le Vert Tibesti disparaît. La protection anticorrosion est renforcée. Mais la grande nouveauté de l’année, c’est l’introduction de la Méhari 4x4, dotée d’une transmission intégrale. Elle se distingue par sa roue de secours montée sur le capot avant et se destine avant tout aux zones rurales, grâce à ses remarquables capacités de franchissement pour une voiture aussi légère.
Fin de carrière en douceur
Le millésime 1981 ne voit aucune modification pour la Méhari. En revanche, en 1982, la version 4x4 évolue. La garde au sol latérale est augmentée (grâce à la réduction des panneaux latéraux), les passages de roue arrière sont élargis pour permettre l’option de pneus 155x14, et un logo « 4x4 » apparaît à l’arrière. Dans le reste de la gamme, les panneaux latéraux de la version 4x4 sont généralisés en fin d’année, tandis que les ceintures de sécurité sont modernisées (identiques à celles de la Dyane). En 1983, la série limitée Azur est lancée. Elle se reconnaît à sa livrée bleu et blanc, ses roues blanches empruntées à l’Ami 8, et son intérieur assorti. Le système de capotage est également amélioré. Produite à 700 exemplaires, une version similaire, appelée Plage et entièrement jaune, est commercialisée en Espagne. Sur le reste de la gamme, le pare-brise devient feuilleté.
Suite au succès de l’Azur, celle-ci intègre la gamme à partir de 1984 et y reste jusqu’en 1986. Cette même année, la version 4x4 est arrêtée, après seulement quatre ans de production et environ 1.200 exemplaires fabriqués. Plus aucune modification n’est apportée à la Méhari jusqu’en 1986. Pour sa dernière année de production, en 1987, une seule version subsiste, dans l’unique coloris Beige Hoggar. La production cesse en fin d’année au Portugal, où elle était produite depuis 1981.
La Méhari fut un concept très original, produit par Citroën pendant 19 ans, à 146.166 exemplaires. Sans descendante directe, elle bénéficiera longtemps d’une forte image de sympathie et sera longtemps utilisée comme véhicule de plage sur les côtes françaises.
En Mai 1968, Citroën présente à la presse la Méhari. Or, au même moment, le pays est paralysé par des grèves générales, ce qui a pour conséquence de reléguer le lancement de la Méhari au second plan aux yeux du grand public. Ce dernier la découvrira réellement au Salon de l’automobile de Paris en fin d’année. La gamme ne comporte alors qu’un seul modèle, décliné en trois coloris (Rouge Hopi, Ocre Kalahari et Vert Montana). Les options disponibles incluent une banquette arrière rabattable, un vide-poches passager, un chauffage-dégivrage et une capote en plastique. Son moteur est celui de la Dyane 6, à savoir un 602 cm³ développant 28,5 ch.
En 1970, la Méhari adopte des clignotants avant ronds. Le couvercle de coffre perd sa barre chromée, mais accueille désormais la plaque minéralogique, tout comme le pare-chocs avant. En option, l’embrayage centrifuge, l’antivol et le lave-glace deviennent disponibles. Une nouvelle teinte est également proposée (Orange Kirghiz). Pour 1971, la Méhari reçoit deux aérateurs sur la planche de bord, tandis que le pare-brise en tôle peinte est remplacé par un modèle en aluminium, insensible à la rouille. L’option ENAC fait son apparition, il s’agit d’un hard-top entièrement tôlé, offrant une version réellement fermée de la Méhari.
Arrivée dans l’armée et restylage
En 1972, les premiers exemplaires destinés à l’armée sont livrés. Pour 1973, un nouveau carburateur est installé. Les années 1974 et 1975 sont très calmes, aucune modification n'étant apportée à la gamme Méhari. En 1976, le Rouge Hopi disparaît, remplacé par le Vert Tibesti. Un nouvel antivol est introduit. En 1977, la démultiplication de la direction est modifiée, et le volant arbore désormais un logo Citroën. En 1978, la Méhari est restylée. À l’avant, la calandre évolue, tandis que les clignotants deviennent carrés. Le Beige Kalahari est remplacé par le Beige Hoggar. Les ceintures de sécurité avant sont désormais installées de série. Du côté technique, les freins avant passent des tambours aux disques.
En 1979, la planche de bord est modernisée en reprenant le bloc compteur de la petite LN. L’année 1980 voit l’arrivée d’une nouvelle teinte, le Jaune Atacama, tandis que le Vert Tibesti disparaît. La protection anticorrosion est renforcée. Mais la grande nouveauté de l’année, c’est l’introduction de la Méhari 4x4, dotée d’une transmission intégrale. Elle se distingue par sa roue de secours montée sur le capot avant et se destine avant tout aux zones rurales, grâce à ses remarquables capacités de franchissement pour une voiture aussi légère.
Fin de carrière en douceur
Le millésime 1981 ne voit aucune modification pour la Méhari. En revanche, en 1982, la version 4x4 évolue. La garde au sol latérale est augmentée (grâce à la réduction des panneaux latéraux), les passages de roue arrière sont élargis pour permettre l’option de pneus 155x14, et un logo « 4x4 » apparaît à l’arrière. Dans le reste de la gamme, les panneaux latéraux de la version 4x4 sont généralisés en fin d’année, tandis que les ceintures de sécurité sont modernisées (identiques à celles de la Dyane). En 1983, la série limitée Azur est lancée. Elle se reconnaît à sa livrée bleu et blanc, ses roues blanches empruntées à l’Ami 8, et son intérieur assorti. Le système de capotage est également amélioré. Produite à 700 exemplaires, une version similaire, appelée Plage et entièrement jaune, est commercialisée en Espagne. Sur le reste de la gamme, le pare-brise devient feuilleté.
Suite au succès de l’Azur, celle-ci intègre la gamme à partir de 1984 et y reste jusqu’en 1986. Cette même année, la version 4x4 est arrêtée, après seulement quatre ans de production et environ 1.200 exemplaires fabriqués. Plus aucune modification n’est apportée à la Méhari jusqu’en 1986. Pour sa dernière année de production, en 1987, une seule version subsiste, dans l’unique coloris Beige Hoggar. La production cesse en fin d’année au Portugal, où elle était produite depuis 1981.
La Méhari fut un concept très original, produit par Citroën pendant 19 ans, à 146.166 exemplaires. Sans descendante directe, elle bénéficiera longtemps d’une forte image de sympathie et sera longtemps utilisée comme véhicule de plage sur les côtes françaises.