L’Axel est l’une des Citroën les plus méconnues, fruit d’une conception laborieuse et d’une histoire qui s’écrira principalement en Roumanie. Proposée en France à partir de 1984, elle ne parviendra jamais à s’y imposer.
HISTOIRE
Une origine roumaine
L’origine de l’Axel remonte à 1972 avec le lancement du projet Y. Citroën souhaite alors produire une citadine cinq portes dotée d’un moteur refroidi par air (bicylindre ou quatre cylindres à plat) et de suspensions à barres de torsion. Toutefois, après le rachat de Citroën par Peugeot en 1974, le projet Y est abandonné malgré un lancement initial prévu pour 1976. La priorité est donnée à la LN (dérivée de la Peugeot 104) et à la Visa, dont le style s’inspire du projet Y, mais dont la conception est jugée plus rationnelle. En 1976, le dictateur roumain Nicolae Ceaușescu lance un appel d’offres pour développer l’industrie automobile locale, incluant la création d’une usine en Roumanie et la production d’un modèle économique destiné au marché local. Citroën y voit une opportunité et ressort le projet Y, rebaptisé projet TA. Il séduit les autorités roumaines et Citroën remporte l’appel d’offres. En Décembre 1976 est créée la société Oltcit (détenue à 36 % par Citroën et 64 % par l’État roumain). Le lancement du modèle Oltcit, version définitive du projet TA, débute en 1981. Petite voiture trois portes, économique, dotée de moteurs refroidis par air, l’Oltcit vise une production de 130.000 unités par an. Mais ces ambitions seront loin d’être atteintes. Moins de 10.000 véhicules sortent des chaînes les premières années.
À partir de 1984, Citroën décide d’exporter l’Oltcit en Europe de l’Ouest sous le nom de Citroën Axel. Esthétiquement, elle se distingue par un pare-chocs avant plus enveloppant et des logos Citroën. Elle reçoit sous le capot deux moteurs quatre cylindres à plat issus de la GS. Un 1.129 cm³ de 57 ch. (finition Axel et 11 R) et un 1.299 cm³ de 61 ch. (finition 12 TRS). Chaque motorisation est également disponible en version Entreprise (deux places). Malgré un prix d’appel très attractif, les ventes restent confidentielles. En cause, une concurrence interne féroce (2CV, LN et Visa) et une qualité de fabrication en retrait par rapport aux standards européens. La gamme évoluera très peu. En 1986, une peinture métallisée est proposée en option sur l’Axel de base. L’année suivante, la calandre en plastique devient grise au lieu de noire. En 1988, Citroën revend ses parts de la société Oltcit, mais continue à écouler les stocks de l’Axel en France jusqu’en 1990. Dans d’autres pays européens, elle restera même au catalogue jusqu’en 1994. Jugée peu fiable et pas assez qualitative, l’Axel ne parviendra jamais à s’imposer sur le marché européen malgré des tarifs très bas (équivalent voire inférieur à la 2CV). L’Oltcit connaîtra en revanche une carrière plus honorable dans son pays d’origine.
Avec 28.115 exemplaires vendus en France (sur 60.184 produits au total) en sept ans de commercialisation, l’Axel restera un échec pour Citroën. Sa cousine roumaine se vendra correctement localement, mais la faible qualité de fabrication et la concurrence interne condamnera ses chances à l’export.
L’origine de l’Axel remonte à 1972 avec le lancement du projet Y. Citroën souhaite alors produire une citadine cinq portes dotée d’un moteur refroidi par air (bicylindre ou quatre cylindres à plat) et de suspensions à barres de torsion. Toutefois, après le rachat de Citroën par Peugeot en 1974, le projet Y est abandonné malgré un lancement initial prévu pour 1976. La priorité est donnée à la LN (dérivée de la Peugeot 104) et à la Visa, dont le style s’inspire du projet Y, mais dont la conception est jugée plus rationnelle. En 1976, le dictateur roumain Nicolae Ceaușescu lance un appel d’offres pour développer l’industrie automobile locale, incluant la création d’une usine en Roumanie et la production d’un modèle économique destiné au marché local. Citroën y voit une opportunité et ressort le projet Y, rebaptisé projet TA. Il séduit les autorités roumaines et Citroën remporte l’appel d’offres. En Décembre 1976 est créée la société Oltcit (détenue à 36 % par Citroën et 64 % par l’État roumain). Le lancement du modèle Oltcit, version définitive du projet TA, débute en 1981. Petite voiture trois portes, économique, dotée de moteurs refroidis par air, l’Oltcit vise une production de 130.000 unités par an. Mais ces ambitions seront loin d’être atteintes. Moins de 10.000 véhicules sortent des chaînes les premières années.
À partir de 1984, Citroën décide d’exporter l’Oltcit en Europe de l’Ouest sous le nom de Citroën Axel. Esthétiquement, elle se distingue par un pare-chocs avant plus enveloppant et des logos Citroën. Elle reçoit sous le capot deux moteurs quatre cylindres à plat issus de la GS. Un 1.129 cm³ de 57 ch. (finition Axel et 11 R) et un 1.299 cm³ de 61 ch. (finition 12 TRS). Chaque motorisation est également disponible en version Entreprise (deux places). Malgré un prix d’appel très attractif, les ventes restent confidentielles. En cause, une concurrence interne féroce (2CV, LN et Visa) et une qualité de fabrication en retrait par rapport aux standards européens. La gamme évoluera très peu. En 1986, une peinture métallisée est proposée en option sur l’Axel de base. L’année suivante, la calandre en plastique devient grise au lieu de noire. En 1988, Citroën revend ses parts de la société Oltcit, mais continue à écouler les stocks de l’Axel en France jusqu’en 1990. Dans d’autres pays européens, elle restera même au catalogue jusqu’en 1994. Jugée peu fiable et pas assez qualitative, l’Axel ne parviendra jamais à s’imposer sur le marché européen malgré des tarifs très bas (équivalent voire inférieur à la 2CV). L’Oltcit connaîtra en revanche une carrière plus honorable dans son pays d’origine.
Avec 28.115 exemplaires vendus en France (sur 60.184 produits au total) en sept ans de commercialisation, l’Axel restera un échec pour Citroën. Sa cousine roumaine se vendra correctement localement, mais la faible qualité de fabrication et la concurrence interne condamnera ses chances à l’export.